Vendredi 15 juin, rassemblement contre l'austérité en Grèce et en Europe, solidarité avec le peuple grec !

Les travailleurs, les chômeurs, la jeunesse grecs ont envoyé un message fort lors des élections législatives le 6 mai dernier en se positionnant contre l'austérité, contre le memorandum. Devant l'impossibilité de former un gouvernement, de nouvelles élections vont avoir lieu le 17 juin.

La troïka (FMI, BCE, UE), les dirigeants européens notamment français, et la classe dirigeante grecque exercent une pression et un chantage maximal sur le peuple grec pour le faire voter en faveur de toujours plus d'austérité et pour valider les politiques qui font plonger dans la misère des pans entiers de la population depuis le début de la crise.

Du dénouement de la situation en Grèce va dépendre l'avenir de tous les peuples d'Europe.


Nous appelons à un rassemblement devant l'ambassade de Grèce vendredi 15 juin à 18h30 (métro Kléber – 17 rue Auguste Vacquerie)
pour dire avec force que :

  • Nous sommes solidaires du peuple grec qui refuse l'austérité et dénonçons les tentatives d'imposer un autre choix que celui de la population grecque
  • Nous refusons aux côtés de la population grecque l'austérité en Grèce et partout en Europe

Premiers signataires : Attac, Comité local de la voie démocratique Paris, Fondation Copernic, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Communiste Français, Parti de Gauche

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Déclaration du réseau ICAN – International citizen debt audit network

En solidarité avec le peuple grec, contre la dette illégitime et les plans d’austérité, mobilisons ! Pour des actions coordonnées autour des élections grecques et une grande mobilisation euro-méditerranéenne en automne 2012 !

 Partout, la réponse à la crise économique et financière est la même. Les coupes, plans d’austérité et de rigueur s’appliquent dans tous les pays au nom de la réduction des déficits publics et du paiement de la dette. Cette dette publique, produit direct des politiques néolibérales menées depuis plus de 20 ans, sert aujourd’hui de prétexte aux gouvernants au service de la finance pour diminuer encore plus les dépenses sociales, baisser les salaires et les retraites, privatiser les systèmes de santé, démolir les  acquis sociaux et dérèglementer le droit du travail, augmenter la fiscalité pour le plus grand nombre pendant que les cadeaux fiscaux et sociaux sont généralisés pour les grandes entreprises et les ménages les plus riches.

Des mesures d’une même violence contre les populations que celles à l’œuvre dans le laboratoire social que constitue la Grèce depuis 2 ans s’appliquent déjà au Portugal, en Irlande, en Espagne, en Italie et dans les pays d’Europe orientale. La Lettonie, la Roumanie, la Hongrie et la Bulgarie ont inauguré la triste litanie des plans d’austérité avec ses coupes budgétaires drastiques (baisses des salaires, fermeture d’écoles et d’hôpitaux, diminution ou suppression d’allocations sociales, hausse de la TVA…).  Aucun peuple européen n’est épargné. Partout les entreprises ferment, de véritables déserts industriels sont créés sur l’autel du profit immédiat. Partout, les inégalités sociales s’accroissent. La dette publique augmente et la récession économique s’installe dans de nombreux pays. Cette orientation politique, cause de l’accroissement du chômage et de la misère, doit être rejetée radicalement.

Enfin, à l’heure où des gouvernements de technocrates sont mis en place par les créanciers en se passant d’élection au suffrage universel, les règles démocratiques les plus élémentaires sont bafouées. L’adoption de nouveaux traités européens (MES, Mécanisme européen de stabilité et TSCG, Traité sur la Stabilité, la Coordination et la Gouvernance au sein de l’Union Économique et Monétaire) se fait au détriment de la démocratie, au profit des marchés financiers et à l’insu des peuples, alors même que ces traités instaurent l’immunité des hauts fonctionnaires européens, prévoient une participation du secteur privé en étroite collaboration avec le FMI, imposent un plafonnement du déficit et donnent la priorité au remboursement de la dette quelles qu’en soient les conséquences.

Face à ces chantiers coordonnés de destruction des acquis sociaux, la résistance des peuples euro-méditerranéens s’organise, des grèves générales nationales ont lieu et les mouvements des indignés multiplient les initiatives. En Islande, la population a refusé de payer la dette « Icesave » au Royaume-Uni et aux Pays-Bas, montrant la voie des possibles. En Europe comme en Égypte et en Tunisie, des initiatives d’audit citoyen de la dette travaillent à déterminer la part illégale, illégitime odieuse ou insoutenable de la dette publique qu’il convient d’annuler. Le paiement aux créanciers vole aux populations ce qui légalement leur appartient et la poursuite des paiements est responsable de fermetures d’établissements scolaires et d'hôpitaux, des coupes dans les pensions, etc. La résistance grecque persévère depuis 2 ans et les résultats des récentes élections en Grèce illustrent un rejet très fort des politiques néolibérales en vigueur. Nous tenons à exprimer ici notre ferme soutien au refus de toute négociation avec la Troïka et ses mémorandums, conditionnalités scélérates des créanciers, tel que souhaité par le peuple grec dans les urnes le 6 mai 2012.

Pour autant, le rouleau compresseur du néolibéralisme poursuit son œuvre dévastatrice et il est temps pour les populations et leurs organisations de développer des mobilisations à une échelle plus importante.

A l’instar d’autres réseaux européens et internationaux comme la Joint Social Conference, le réseau international des collectifs pour l’audit citoyen (ICAN-International Citizen debt Audit Network) appelle à la construction d’une mobilisation unitaire de l’ensemble du mouvement social, sans exclusive, rassemblant syndicats, mouvements des indignés et occupy, mouvements féministes, ONG et associations altermondialistes, organisations et personnalités politiques, simples citoyens, intellectuels et artistes.

Conscients de la nécessité que les mobilisations de masse convergent, nous appelons à une grande mobilisation européenne durant l'automne 2012, coordonnée partout sur le plan international, en solidarité avec le peuple grec, contre la dette illégitime, illégale, odieuse ou simplement insoutenable et les plans d’austérité, aux alentours de la traditionnelle semaine d’action contre la dette et les Institutions financières internationales qui, cette année, coïncide avec le 25ème anniversaire de la mort de Thomas Sankara.

Dans le même état d’esprit, nous appelons, en lien avec les groupes d’audit locaux, dans tous les pays européens à la création ou au renforcement de comités de base unitaires d’action et de lutte contre les attaques de l’Union européenne, en solidarité avec le peuple grec et tous les peuples agressés.

Ensemble, nous pouvons gagner !

Pour signer envoyer un email à : debtauditineuromed@gmail.com

NB : Pour une meilleure coordination, le réseau international des collectifs pour l’audit citoyen, (ICAN-International Citizen debt Audit Network) fournira plus d’informations dans chacun des pays où il est présent :

Allemagne, http://blockupy-frankfurt.org/es et http://www.attac-netzwerk.de/ag-schulden et http://www.zukunftskonvent.de/

Belgique, http://www.sauvetage-dexia.be/  et www.cadtm.org

Egypte, http://www.dropegyptsdebt.org/

Espagne, http://auditoria15m.org/

France, https://www.audit-citoyen.org/ et  https://sites.google.com/site/referendumdette/

Grèce, http://www.contra-xreos.gr/  et www.elegr.gr

Irlande, http://www.notourdebt.ie/ 

Italie, http://rivoltaildebito.globalist.it/  et www.smontaildebito.org

Pologne, http://nienaszdlug.pl/

Portugal, http://auditoriacidada.info/

Royaume-Uni, http://www.jubileedebtcampaign.org.uk/

Tunisie, http://www.tunisie.attac.org/dette/index.php /  et  http://zelzel.net/

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Gauche grecque et Europe démocratique

Cet appel, signé par un collectif d’intellectuels européens, a été publié dans l’édition de Libération du 5 juin 2012. Il fera l’objet d’une pétition bientôt ouverte à signatures.

Dans l’enchaînement d’événements qui ont jeté la Grèce au fond du gouffre, chacun sait que les responsabilités des partis au pouvoir depuis 1974 sont écrasantes. Ils n’ont pas seulement bénéficié de la corruption et des privilèges, ils en ont fait bénéficier largement les fournisseurs et les créanciers de la Grèce.

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Citoyens grecs et irlandais, refusez l’austérité

« En votant “non” au Pacte budgétaire lors du référendum prévu le 31 mai ou en élisant le 17 juin une majorité de gauche hostile au « mémorandum », (…) les peuples irlandais et grec rendraient un immense service à toute l’Europe. » Par Thomas Coutrot, David Flacher, Pierre Khalfa, Catherine Lebrun, Damien Millet et Michel Rousseau, membres du Collectif national d’audit citoyen de la dette publique. Continuer la lecture

La Grèce, première colonie de l’eurozone

Le 25 mars, les indignés grecs appellent à une journée européenne de mobilisation en solidarité (lire davantage sur le site realdemocracygr)

La Grèce doit faire défaut si elle veut la démocratie”. Il y a quelques jours, Wolfgang Schäuble (le ministre des finances allemand) a révélé par ces mots quel est le modèle politique dominant en Europe. Le chantage s’exerce à visage découvert. Le nouveau plan qui est censé “sauver” le pays pour la 2e fois en deux ans repose sur cette phrase. La “Troïka“ (Commission européenne, Banque centrale européenne et FMI) avec l’aide d’un gouvernement non élu et le soutien précieux des médias, a, pour la 2e fois, mis le peuple grec en joue. Des élections ne seront autorisées que s’ils y consentent… Continuer la lecture

Solidarité avec le peuple portugais en lutte contre l’austérité !

Un appel de solidarité avec le peuple portugais en grève générale pour un rassemblement de solidarité le 22 mars 2012, signé par de multiples organisations.

Les mesures imposées par la Troïka (UE, BCE, FMI) en Grèce, en Irlande et au Portugal plongent ces pays dans le chaos et la misère. Continuer la lecture

10 choses que vous devez savoir sur le Pacte budgétaire

Une analyse rapide du nouveau traité peut donner l’impression qu’il s’agit tout au plus d’un ensemble de nouvelles règles et de mécanismes. Ce texte est en effet rempli de dispositifs qui visent à orienter les politiques économiques dans de nombreux domaines. En fait, les principales nouveautés  de ce traité se déclinent en 10 points. (Lire l’article)