Collectivités publiques, les banques au banc des accusés

Aujourd’hui, de nombreuses collectivités publiques connaissent une crise financière sans précédent en raison de l’augmentation brutale des échéances de certains de leurs prêts. Une telle situation ne doit rien au hasard, elle résulte au contraire d’un système imaginé par les banques. Traditionnellement, pour financer leurs investissements, les collectivités souscrivaient des prêts à taux fixe ou à taux révisable et maîtrisaient dans l’ensemble la charge financière de ces emprunts. Or, il y a une quinzaine d’années, dans le seul but de majorer leurs marges déjà conséquentes, les banques, Dexia en tête, ont conçu pour les collectivités de nouveaux emprunts appelés « produits structurés ». Construits sur des montages complexes et peu lisibles, ces prêts offraient au départ des taux alléchants mais cela n’a pas duré. Par exemple, le prêt Helvetix, commercialisé par les Caisses d’épargne il y a quelques années à un taux voisin de 3, 50 %, est passé au-dessus de 15 % ces jours-ci en raison de la flambée du franc suisse, sur lequel est indexé le taux du prêt.

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La carte des emprunts toxiques contractés par les collectivités locales

Carte des emprunts structurés, dits « toxiques », distribués par Dexia Crédit local (DCL), de 1995 à 2009, et encore en exercice début 2010 : http://labs.liberation.fr/maps/carte-emprunts-toxiques/#.

Il est indiqué le montant de ces emprunts, le surcoût attendu pour les collectivités, tel qu'il est valorisé par DCL, ainsi que les banques qui ont servi de contrepartie à DCL.

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