Le 14 mars contre l’austérité assiégeons la Banque de France !

Chaque semaine apporte un nouveau scandale d’évasion fiscale impliquant les banques. Chaque mois voit un nouveau chiffre record de chômeurs inscrits à Pôle Emploi. Chaque année voit un nouveau record d’émissions de CO2 . Les classes dominantes détruisent nos vies et la planète.

En Europe, un peuple s’est dressé contre les politiques désastreuses imposées par la Troïka et l’oligarchie financière. La Grèce a décidé d’en finir avec l’austérité et de taxer les riches pour donner la priorité aux classes populaires. Elle demande un allègement substantiel de sa dette dont le fardeau empêche toute politique alternative.

Mais le nouveau gouvernement grec se heurte au chantage des institutions européennes et de nos gouvernements : « renoncez à votre programme ou nous coupons les crédits ». La Banque centrale européenne menace de laisser tomber les banques grecques, ce qui provoquerait leur faillite et amènerait sans doute la Grèce à sortir de l’euro.

Le combat du peuple grec est le nôtre : il permet d’engager de façon concrète le débat sur la mobilisation pour des politiques alternatives en Europe et en France.

Blockupy

Le 18 mars à Francfort, se tient Blockupy Frankfurt  : des dizaines de milliers de manifestants venus d’Allemagne et de toute l’Europe manifesteront lors de l’inauguration du nouveau et luxueux siège de la BCE.

Nous serons avec eux, pour exiger une autre BCE, qui finance non pas la spéculation des banques mais la transition écologique et sociale.

Blockupy Banque de France

Le 14 mars, en écho anticipé à Blockupy, nous (https://www.audit-citoyen.org/) organisons partout en France Blockupy BdF  : des rassemblements citoyens devant les succursales de la Banque de France, membre du Système européen de banques centrales.

À Paris le rendez-vous sera Place de la Bastille à 12 h.

Contre l’austérité et le chantage européens Pour un audit et une restructuration décisive des dettes publiques. Pour le droit du peuple grec et des peuples européens à décider eux-mêmes de leur avenir, un avenir de solidarité et de démocratie.

Téléchargez le tract

Pour l’animation des rassemblements nous proposons une action symbolique « Détruisons le mur de l’austérité ». Le 14 mars chaque participant-e amène un carton de déménagement où elle-il a inscrit une phrase sur les dégâts de l’austérité. On empile les cartons pour construire un mur devant la succursale de la Banque de France. L’action se termine quand les participant-e-s détruisent le mur en y projetant des ballons où sont inscrites des solutions (« Démocratie », « Annulons les dettes », « Justice sociale », « Égalité », « Sauvons la planète », etc.). N’oubliez pas de prévenir la presse !

2 réflexions au sujet de « Le 14 mars contre l’austérité assiégeons la Banque de France ! »

  1. Bonjour,

    D’abord merci pour l’article, et les idées (que je partage).
    L’un des gros problèmes de la lutte contre les technocrates qui nous ruinent (nous = les peuples européens, pas seulement les français), c’est que trop peu de détracteurs vulgarisent le débat. Par exemple : votre article est bien sur le fond (même si peut-être un peu trop péremptoire ;)), mais pourquoi ne pas pencher vers une plus grande vulgarisation du sujet ?

    Je suis convaincu que si une part trop peu importante de la population n’est pas éveillée à ces problèmes, c’est en partie parce que la gravité de la situation et ses causes ne leur sont pas clairement et simplement expliquées. Bien sûr il faut se battre contre la quasi-totalité des médias – notamment la télévision -, pour éveiller les esprits, mais le jeu en vaut sûrement la chandelle !

    Après, concernant le problème grec : qu’on laisse le peuple choisir. Que le nouveau gouvernement expose les solutions qui lui restent, en présentant les conséquences de chacune, et qu’il propose un référendum, que chaque citoyen grec choisisse en son âme et conscience ce qu’il désire !

    C’est ce qui manque aujourd’hui dans nos « démocraties européennes » : de la démocratie, justement.
    A aucun moment les peuples grecs, français, espagnols, etc. n’ont été consultés quant à leur accord sur une politique d’austérité. Tout est imposé, sans discussion.

    Même si les causes de ces choix doivent être également combattues, un effort doit être mis sur la récupération de notre pouvoir de décision. C’est capital, et ce doit être fait avant d’avoir dépassé un point de rupture, comme en Grèce.

    Amicalement,
    Erwan