Un manque d'outils et de recul

Message envoyé en commentaire par Gaya, le 25/12/2011

Ce qui m’interpelle dans cette (ces) dettes qui courent depuis les années 80 pour les pays
« en voie de développement » et qui nous arrivent en Europe c’est le manque d’outils et de recul dont nous disposons comme citoyen lambda.

Le livre « la stratégie du choc » de Naomi Klein nous informe sur l’origine théorique de l’ultra-libéralisme (Milton Friedmann et l’école des économistes de Chicago) sur ses méthodes terroristes d’application de ce modèle (au Chili, en Argentine …).

L’argument étant celui d’une « théorie mathématique de la valeur » s’appuyant sur l’auto régulation et/ou équilibre des marchés (privés). En France (et certainement ailleurs) depuis les années 70 on oblige l’état à emprunter à des banques privées car la loi oblige la banque centrale, émettrice de la monnaie à prêter au privé plutôt qu’au public (hypothèse faite: le politique se fabrique dans le marché privé) .

Au détour d’une émission radiophonique j’entends Mareck Halter déplorer que Boris Heltsine ait succombé aux sirènes de Friedmann pour installer l’économie de marché dans l’ex URSS.Résultat : les mafias se sont installées.

Des gens comme Benoît Mandelbrott ou Nassim Nicholas Taïeb nous montrent les dérives possibles de ce modèle mathématique fondé sur des « moyennes Gaussiennes » alors que les comportements significatifs sont dus à des actions marginales de « joueurs » (traders ou autres agences de notations pilotées…) qui impactent un groupe panurgien.

Alors oui, je souhaiterai que des économistes, en lien avec des médecins du travail, des anthropologues, des ouvriers et de vrais chefs d’entreprise (PME de préférence) nous réexpliquent la valeur économique légitime.

Celle qui passe par une véritable information du citoyen lambda, puis un véritable débat social puis une application politique (comme le souhaiterai entre autres, Bernard Friot à propos de la réforme des retraites). Oui une grosse partie de cette dette est illégitime et nos états sont gangrénés par des gangsters en cols blancs (voir le livre de Denis Robert: « tout sur l’affaire Clearsteam »).

Ce dont je manque c’est une vision globale autour de l’affaire. Peut-être parce qu’on a pas encore réussi à bien démonter ce symbole empoisonnant, mal nécessaire (?) qu’est l’argent. Le bouquin de Thierry Pech, « Le temps des riches, anatomie d’une sécession » y contribuera certainement.

zp8497586rq

Les commentaires sont fermés.