Le beurre, l'argent du beurre, et le sourire de la crémière…

Message envoyé en commentaire par John Spencer, le 11 décembre 2011.

Cette crise financière est le résultat de la démission (ou, et de la complicité) des politiques qui ont confié l’immense privilège de créer de la monnaie au secteur privé. Les banques prêtent un argent qu’elles ne possèdent pas plus qu’elle de détiennent. Sur cet argent purement virtuel, elles prélèvent un « intérêt » qui lui, est bien réel.

Il semble qu’il soit impossible de gouverner avec un budget en équilibre, J’ai 65 ans, durant les 40 première années de ma vie, j’ai constaté que la solution pour combler les déficits chroniques était la dévaluation, ce qui était possible du fait que chaque pays maitrisait sa monnaie. Puis une chasse aux sorcières c’est organisée pour lutter contre ces dévaluations qui causaient un tort d’autant plus grand qu’on était riche. Il faut bien dire que celui qui ne détient pas de capitaux n’a rien à craindre d’une dévaluation ! Certes le cout de la vie augmente mais les salaires eux aussi, à peu près dans les mêmes proportions. En tout cas c’est ce que j’ai constaté, en gros entre 1965 et 1980.

Les gros détenteurs de capitaux étant particulièrement pénalisés par les dévaluations, ont créé un lobby pour mettre en place un système ou les dévaluations soient impossibles. Dès lors, il est devenu impossible de régulariser les déficits chroniques qui se sont cumulés jusqu’au point de rupture. Nous sommes dans une impasse. Le système est tellement absurde qu’il entrainera dans sa perte prêteurs et emprunteurs. Si un prédateur consomme toutes se proies sans se soucier de la capacité de celles-ci à se régénérer, ils finissent par se dévorer entre eux jusqu’à l’extinction totale et c’est ce qui nous attends, après être passé par une étape qui ressemblera furieusement à celle de l’esclavage.

Pour faire simple ces messieurs les financiers veulent avoir le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière. Cette cupidité n’a pas de limite, mais reflète une « certaine naïveté » ou plutôt une vanité poussée à l’extrême, un sentiment de supériorité méprisant envers les populations laborieuse. N’est ce pas le privilège de la « haute société » que de gouverner le monde. Ne sont-ils les seuls capable et digne d’exercer ces fonctions, (qui, au passage leur permettent de se remplir les poches), le reste de l’humanité n’étant qu’une bande de fainéants, illettrés mal dégrossi. Je n’en veux pour preuve que : La déclaration de James Paul Warburg, président de la Chase Manhattan Bank, devant le Sénat américain le 17 février 1953 : « De gré ou de force, nous aurons un gouvernement mondial. Sera-ce par la conquête ou par consentement. La supranationalité d’une élite intellectuelle et des banquiers internationaux est certainement préférable aux décisions nationales qui se pratiquent depuis un siècle ». En juin 1991, David Rockefeller réaffirmait la permanence de cet objectif : « Le monde est préparé à marcher vers un gouvernement mondial ».

Au moins, on ne pourra pas dire qu’on a été dupé !

Comment en sortir de cette crise ?

1° Il faut renégocier tous les prêts, à l’image de ce qui peut se faire pour un ménage. En effet l’intérêt sont indus puisque l’argent prêté est virtuel, les intérêts doivent, eux aussi être virtuels. Tout au plus peut-on payer le service, mais pas le loyer de l’argent. Paierait’ on un loyer pour la location d’un appartement qui n’existe pas ?
De ce fait la dette serait très allégée, et il deviendrait possible de la payer.

2° L’économie a besoin de monnaie pour échanger les biens qu’elle produit. En aucun cas, ce privilège de créer de la monnaie ne doit être cédé au secteur privé. C’est vraiment le rôle de l’état de créer cette monnaie. Ainsi le peuple partagera les pertes mais aussi les profits.

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