UNEDIC : Au nom de la dette, détruire le service public de l’emploi pour mieux diminuer l’indemnisation du chômage

CC – Flickr – fdecomite

Les négociations pour une nouvelle convention d’assurance chômage sont ouvertes depuis le 22 février. Le MEDEF multiplie les blocages. Les enjeux se clarifient au fil des déclarations du gouvernement et du patronat. L’indemnisation des chômeurs est dans le collimateur du patronat et du gouvernement. Après avoir fait campagne autour du thème « inverser la courbe du chômage », le gouvernement Hollande-Valls livre sa véritable conception libérale de la gestion du chômage. En cela, il ne diffère en rien de ses homologues européens |1| ou de ses prédécesseurs au pouvoir.

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Communiqué de recours radiation, des matermittentes et de la coordination nationale des intermittentes et précaires, réunis du 15 au 17 avril 2016 à Strasbourg

Depuis 30 ans, les gestionnaires de l’assurance chômage détournent nos cotisations, contractent des emprunts sur les marchés financiers, fabriquent la dette au seul profit des créanciers. Et, aujourd’hui, sous pression de Bruxelles, le gouvernement demande de faire 800 millions d’euros d’économies par an sur le dos des chômeurs, au nom de cette dette. Ce système-dette n’est qu’un outil pour précariser encore davantage nos existences. Lire la suite

Une commission d’enquête parlementaire sur la dette publique française mise en place !

Le 2 octobre 2015, Christiane Taubira a donné son feu vert à la demande de commission d’enquête sur la dette publique, chargée de libérer la France de la pression des marchés financiers. Les premières auditions auront lieu en mars.

Il s’agit d’une revendication que porte le collectif d’audit citoyen de la dette publique depuis 2012, un premier pas au plan institutionnel, à suivre de près !

dette

Voir la proposition de résolution pour «la création d’une commission d’enquête chargée d’examiner la dette publique et les choix à opérer pour libérer la France de la pression des marchés financiers».

Semaine d’action : NON à l’ultimatum des créanciers, oui à la démocratie !

Dans la soirée du 26 juin, Alexis Tsipras a annoncé son intention d’organiser un référendum sur le plan d’austérité imposé par les créanciers de la Grèce. Depuis, les pressions politiques et médiatiques se multiplient contre ce recours démocratique.

Face à ces intimidations inacceptables, nous disons « NON à l’ultimatum des créanciers, oui à la démocratie ! »

Dans la continuité de la semaine d’action européenne en soutien avec la Grèce, nous appelons, d’ici au 5 juillet, à « voter » symboliquement contre l’ultimatum des créanciers, en signant et en faisant signer l’appel ci-dessous, et en organisant partout en France des votations citoyennes symboliques et rassemblements ou manifestations.

Faire une bureau de vote est facile : une table, une urne et des tracts en guise de bulletins de vote. guinea C’est l’occasion de discuter et d’inviter la population à voter, de manière symbolique, contre l’austérité et pour la démocratie en Europe !

À Paris, une grande manifestation est prévue jeudi 2 juillet 18 h 30 au départ de la place de la Bastille. Soyons nombreux !

Nous mettons à disposition pour vos mobilisations le matériel suivant :

Grèce : petit guide contre les bobards médiatiques

Malgré l’ingérence et la pression des dirigeants de l’Union Européenne, le peuple grec a décidé de prendre courageusement son destin en main et d’en finir avec les politiques d’austérité qui ont plongé le pays dans la misère et la récession. Dans les pays victimes de la Troïka, mais aussi dans de nombreux autres pays européens, cette victoire est perçue comme un formidable encouragement à lutter pour mettre un terme à des politiques profitables aux marchés financiers et désastreuses pour les populations.

Mais déjà les grands médias relaient l’idée absurde selon laquelle l’annulation de la dette grecque « coûterait 600 euros à chaque contribuable français ». À mesure que les négociations vont se durcir entre la Grèce et la Troïka, la propagande va s’intensifier et notre travail d’éducation populaire sur la question de la dette publique va devenir de plus en plus décisif. Ces réponses aux idées reçues sur la dette grecque ont vocation à y contribuer. (Version PDF)

(voir aussi la vidéo : Trois idées reçues sur la crise grecque)

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Refusons l’étouffement de la Grèce, interpellons nos députés !

Le collectif pour un audit citoyen de la dette publique et le collectif « avec les Grecs » lancent une interpellation les élu-e-s. Ce courrier permet à chaque citoyenne et à chaque citoyen de s’adresser à ses élu-e-s locaux, départementaux, régionaux et nationaux pour leur demander de faire pression sur François Hollande et son gouvernement. Jusqu’à ce jour, ce dernier s’est rendu complice de l’asphyxie de la Grèce et de son peuple par la Troïka (le Fonds monétaire international, la Banque centrale européenne et la Commission européenne), avec l’approbation des gouvernements européens.

Voici ci-dessous un outil pour interpeller directement les députés en particulier. Vous pouvez aussi diffuser le plus largement possible auprès d’autres élus (la lettre est disponible ici) et remonter auprès des deux collectifs (audit.citoyen@gmail.com et avec-les-grecs@googlegroups.com) les retours éventuels de vos élu-e-s.

NB : Si vous ne recevez pas le mail de confirmation, vérifiez qu’il ne soit pas arrivé par erreur dans le dossier « spam » ou « indésirable » de votre messagerie.

Du 20 au 27 juin, des actions, débats, rassemblements se tiendront partout en France :

  • A Paris, une manifestation est organisée samedi 20 juin au départ de Stalingrad à 15h en direction de République, où des festivités et débats seront organisés. Soyons nombreux ! Le même jour, des manifestations se tiendront à Londres, Berlin, Rome et dans de nombreuses autres villes en Europe et en France…
  • Une vidéo grand public de mobilisation, « Trois idées reçues sur la crise grecque », à visionner et diffuser largement, est disponible ici : http://www.audit-citoyen.org/?p=6466

Plus d’infos sur les actions du 20-26 juin et sur le rapport d’audit seront disponibles sur le site du collectif d’audit citoyen !

Lettre ouverte de citoyens aux élu-e-s de la République : « Ne soyez pas les complices de la mise à mort du peuple Grec »

Le Collectif pour un audit citoyen de la dette publique et le « Collectif avec les Grecs » ont décidé d’interpeler les élu-e-s au moyen d’un courrier qu’ils ont convenu de diffuser le plus largement possible sur le territoire national par l’intermédiaire de leurs réseaux militants. Ce courrier permet à chaque citoyenne et à chaque citoyen de s’adresser à ses élu-e-s locaux, départementaux, régionaux et nationaux pour leur demander de faire pression sur François Hollande et son gouvernement, jusqu’à ce jour complices de l’ignoble plan d’asphyxie imposé à la Grèce et à son peuple par la Troïka (le Fonds monétaire international, la Banque centrale européenne et la Commission européenne) avec l’approbation des gouvernements européens.

Voici ce courrier que nous vous invitons à  diffuser le plus largement possible en remontant auprès des deux collectifs (audit.citoyen@gmail.com et avec-les-grecs@googlegroups.com) les retours éventuels de vos élu-e-s.


Madame la Sénatrice, Monsieur le Sénateur,
Madame la Députée, Monsieur le Député,
Madame la Maire, Monsieur le Maire,
Madame la Présidente, Monsieur le Président,
Madame la Conseillère, Monsieur le Conseiller,

Le 25 janvier dernier, le peuple grec a désigné sa nouvelle représentation politique en lui confiant un mandat clair : mettre un terme aux politiques d’austérité qui ces dernières années ont plongé le pays dans la récession et précipité une grande partie de la population dans la précarité et souvent la misère. Au sens propre, l’austérité tue.

Les chiffres témoignent froidement de cette sombre réalité ainsi que de l’inefficacité et du caractère nuisible des mesures imposées à la Grèce : la dette publique qui représentait 113 % du PIB en 2008 a bondi à 180 % aujourd’hui, le taux de chômage est passé de 9 % en 2009 à 26 % en 2014 (60 % pour les jeunes, 72 % chez les jeunes femmes), le produit intérieur brut a chuté de 25 % et les salaires de 45 %, 2,5 millions de personnes sur une population de 11 millions sont sans couverture sociale. Et que dire des souffrances individuelles endurées par des visages, des corps, des noms, celles et ceux à qui les politiques d’austérité dénient le nom d’êtres humains, ces enfants, ces personnes âgées, ces femmes et ces hommes qui ne mangent plus à leur faim, ne peuvent plus se soigner, sont mal logés, ont les plus grandes difficultés pour vivre au quotidien.

C’est précisément pour que chacun puisse retrouver une vie digne, pour que les droits humains fondamentaux soient enfin respectés, pour que le pays renoue avec des principes et une politique dignes d’une démocratie que le nouveau gouvernement grec a décidé de mettre en œuvre un plan d’urgence humanitaire pour venir en aide aux plus faibles. Ce plan d’urgence nécessite que la Grèce retrouve l’accès aux financements. Mais les institutions européennes et le FMI lui refusent au motif précisément que le pays ne serait pas allé assez loin dans les réformes qui provoquent  la précarisation et la paupérisation de sa population. Cette obstination et ce mépris ont suscité l’indignation bien au-delà de la Grèce, comme en témoignent les appels signés par des milliers de personnes partout dans le monde (http://cadtm.org/Appel-pour-soutenir-la-Grece-qui ethttp://www.audit-citoyen.org/?p=6412).

Cette situation est d’autant plus scandaleuse que tout dernièrement la BCE a décidé de mettre une enveloppe de 1 140 milliards d’euros, sans condition et à un taux très faible, à disposition des banques, celles-là même qui sont à l’origine de la crise que nous connaissons aujourd’hui. La grande majorité du peuple grec n’est pour rien dans la situation du pays. La Commission pour la Vérité sur la Dette grecque, lancée par Zoé Konstantopoulou la Présidente du Parlement hellénique, en apporte la confirmation par la publication prochaine de son rapport préliminaire, rédigé par un collège d’une trentaine d’experts grecs et internationaux, et qui démontre qu’une grande partie de la dette publique grecque est illégale, illégitime, odieuse ou insoutenable.

Aujourd’hui, l’urgence est à la solidarité avec le peuple grec dont le vote doit être respecté. Voilà pourquoi notre collectif citoyen vous sollicite pour qu’au plus vite vous vous adressiez directement à François Hollande et à son gouvernement afin qu’ils apportent leur soutien aux légitimes demandes du gouvernement grec.

Nous vous remercions de nous faire connaître les initiatives que vous prendrez afin que nous puissions en informer les habitantes et les habitants de (à compléter).

Dans cette attente, veuillez agréer, Madame/Monsieur… nos salutations distinguées.

 Collectif pour un audit citoyen de la dette publique & Collectif Avec les Grecs