Les éditocrates contresignent l’accord MEDEF-CFDT

Le 11 janvier, les organisations patronales et trois syndicats ont conclu un accord sur la prochaine réforme du marché du travail, au terme d’une négociation commencée en octobre dernier.

L’enjeu était important, puisque le gouvernement avait annoncé qu’un éventuel accord entre « partenaires sociaux » serait transcrit dans la loi. Dans la presse, la signature de l’accord a été quasi-unanimement acclamée. Pour les habituels prescripteurs d’opinion l’accord serait « gagnant-gagnant », « audacieux », ou encore « une bouffée d’air au dialogue social »… Pourtant le texte est loin de faire l’unanimité, notamment parmi les syndicats [1].

Compte tenu de l’importance et de la technicité du texte, un véritable travail d’information aurait été bienvenu, explicitant les subtilités de l’accord et les positions en présence. Mais, c’est hélas coutumier, l’information a cédé le pas au copié-collé des « éléments de langage » du gouvernement ; et aux commentaires, opinions, parti pris des éditocrates, qui, en toute suffisance, s’autoproclament juges de la « démocratie sociale »…

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Le « chantage grec » s’invite au comptoir d’Yves Calvi

Invitée pour témoigner de la situation en Grèce, Alexia Kefalas n’est pas tout à fait une habituée du plateau de « C dans l’air », avec (seulement) quatre émissions depuis mai 2011. Mais son CV joue pour elle : correspondante multicarte pour France 2, France 24, Courrier international, TV5 Monde, et journaliste au Figaro ainsi que pour le « quotidien de référence » grec (dixit Calvi), Kathimerini (un journal historiquement conservateur et proche du parti de centre-droit « Nouvelle Démocratie » [2]), elle fait office de parfaite « représentante » grecque. Le plateau est bouclé : place au débat.

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Les éditocrates conseillent François Hollande : « Devenez impopulaire ! »

Le 6 mai 2012, François Hollande est élu Président de la République française. L’enthousiasme dans la presse est quasi unanime et dès le lendemain, les prescripteurs d’opinion habituels, désormais communément appelés éditocrates, s’empressent de lui assurer leur soutien… Ou plutôt de le guider sur la voie de la repentance avec un seul leitmotiv : « surtout, Monsieur le Président, gouvernez à droite ! » Miracle d’une liberté d’opinion individuelle que personne ne songe à contester : la liberté d’opinion éditocratique se traduit par une troublante convergence.

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Le Monde note AAA le Pacte budgétaire de Sarkozy-Merkel

La crise de la dette est une véritable aubaine pour les éditocrates ; on l’a vu dans un précédent article, c’est l’occasion rêvée de reprendre en chœur l’hymne à la rigueur, en vantant la « vertu budgétaire », la « rigueur » (qu’elle soit de gauche ou de droite), « l’intégration budgétaire » et fustigeant les déficits, l’« incurie » et le « laxisme » des pouvoirs publics.

Ainsi le projet de nouveau traité européen, proposé par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel pour imposer la « discipline budgétaire », se pose-t-il comme une évidence pour Le Monde et son éditorialiste-vedette. À n’importe quel prix ?

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Les éditocrates sonnent le clairon de la rigueur

De nombreuses causes peuvent être invoquées pour expliquer ce que la majorité des commentateurs appelle la « crise de la dette » : notre propos n’est pas de les discuter. Mais il suffit de mentionner les arguments qui sont généralement absents du débat public pour comprendre comment il est orienté : à sens unique (voir annexe). Plutôt que de retenir que l’Etat ne s’enrichit pas, on dira qu’il dépense trop. Plutôt que de s’interroger sur l’Union monétaire et sur l’Europe des marchés, on se bornera à revendiquer « plus d’Europe ». L’actuelle crise de la dette est, pour les journalistes vedettes et les éditorialistes multicartes, une aubaine pour reprendre de concert le morceau qu’ils jouent depuis de longues années : écoutons-les et plongeons avec eux.

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Comment la finance contrôle le débat économique

La crise fait rage, mais le débat n’avance pas. La seule solution qui émerge, se serrer la ceinture pour payer les banques. Mais n’est ce pas la définition même de la crise : « quand le vieux se meurt et que le jeune hésite à naître » ? Sauf que cette fois la formule d’Antonio Gramsci ne fonctionne pas : les économistes hétérodoxes, les Lordon, Sapir, Gréau… ont des solutions. Le vrai problème : ils ne sont pas entendus. Est-ce surprenant ? La finance contrôle le débat économique.


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Austérité : Les mots de la vulgate

Comme le montre le champ lexical employé pour détailler le lot des mesures et des dispositifs qui visent à mettre en œuvre l’« austérité », le problème et sa solution relèvent de la médecine, voire de la chirurgie. Résumons donc ce que nous apprend une lecture attentive des articles de presse sur les questions d’austérité sur les sites de presse en ligne, et blogs de journalistes associés.

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Consulter le peuple grec ? Les gardiens autoproclamés de la démocratie s’insurgent

Une semaine après les négociations du sommet européen sur un nouveau « plan d’aide » à la Grèce, le Premier ministre grec Georges Papandréou annonçait mardi 1er novembre la tenue probable d’un référendum sur l’adoption du plan européen. Au moment où nous écrivons, rien n’est confirmé et il est possible que le projet soit abandonné (ou que des élections anticipées le remplacent). Mais la levée de boucliers médiatiques contre le projet de consultation du peuple grec laisse pour le moins songeur sur les rapports entre médias et démocratie.


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