Grèce : petit guide contre les bobards médiatiques

Malgré l’ingérence et la pression des dirigeants de l’Union Européenne, le peuple grec a décidé de prendre courageusement son destin en main et d’en finir avec les politiques d’austérité qui ont plongé le pays dans la misère et la récession. Dans les pays victimes de la Troïka, mais aussi dans de nombreux autres pays européens, cette victoire est perçue comme un formidable encouragement à lutter pour mettre un terme à des politiques profitables aux marchés financiers et désastreuses pour les populations.

Mais déjà les grands médias relaient l’idée absurde selon laquelle l’annulation de la dette grecque « coûterait 600 euros à chaque contribuable français ». À mesure que les négociations vont se durcir entre la Grèce et la Troïka, la propagande va s’intensifier et notre travail d’éducation populaire sur la question de la dette publique va devenir de plus en plus décisif. Ces réponses aux idées reçues sur la dette grecque ont vocation à y contribuer. (Version PDF)

(voir aussi la vidéo : Trois idées reçues sur la crise grecque)

Idée reçue n°1 : Annuler la dette grecque: 636 € par Français ?

Le discours officiel sur la Grèce

« Il n’est pas question de transférer le poids de la dette grecque du contribuable grec au contribuable français » (Michel Sapin, ministre de l’Économie, Europe N°1, 2/02), « une ardoise de 735 € par Français » (Le Figaro, 8 janvier), 636 € selon TF1 (2 février).

Pourquoi c’est faux ?

La France est engagée à la hauteur de 40 milliards € par rapport à la Grèce : une petite partie a été prêtée à ce pays dans le cadre de prêts bilatéraux, le reste (environ 30 milliards d’euros) étant apporté en garantie au Fonds européen de solidarité financière1 (FESF), lequel a emprunté sur les marchés financiers pour prêter à la Grèce.

Dans les deux cas ces prêts sont déjà comptabilisés dans la dette publique française (environ 2000 milliards €). Leur annulation n’augmenterait donc pas la dette.

La France devra-t-elle débourser ces sommes en cas d’annulation de la dette grecque ? Non, car en fait, la France, comme la plupart des pays, ne rembourse jamais vraiment sa dette. Lorsqu’un emprunt vient à échéance, la France le rembourse en empruntant de nouveau. On dit que l’État fait « rouler sa dette ».

La seule chose que perdraient les contribuables français, ce sont les intérêts versés par la Grèce, soit 15 € par Français et par an2.

La BCE pourrait résoudre facilement le problème de la dette grecque. Elle pourrait rayer d’un trait de plume les 28 milliards qu’elle détient. Elle pourrait racheter aux institutions publiques (États, FESF) les titres grecs qu’ils détiennent, et les annuler également. Ou bien les transformer – comme le demande la Grèce – en obligations perpétuelles, avec un taux d’intérêt fixe et faible, et pas de remboursement du capital. De toute façon une banque centrale ne court aucun risque financier puisqu’elle peut se refinancer elle-même par création monétaire.

Quelles leçons pour la France et l’Europe ?

En France aussi la dette publique est insoutenable et ne pourra pas être remboursée. Les taux d’intérêt sont très faibles aujourd’hui ? Oui, mais c’est parce que la France mène une politique d’austérité qui plaît aux marchés financiers. C’est aussi parce que les investisseurs financiers ne veulent plus courir le risque d’investissements dans le secteur productif. Pour en finir avec cette politique en France et en Europe, il faudra aussi alléger le poids des dettes, d’une façon ou d’une autre : restructuration, remboursement partiel par un prélèvement exceptionnel sur les grandes fortunes, annulation partielle… toutes les hypothèses doivent être étudiées et faire l’objet de choix démocratiques.

Idée reçue n°2 : Quand on doit, on rembourse ?

Le discours officiel sur la Grèce

« La Grèce devra rembourser sa dette » (Michel Sapin, 2 février) « Une dette est une dette. Rembourser est un devoir éthique pour un État de droit » (Marine Le Pen, 4 février)

Pourquoi c’est faux ?

Sauf rares exceptions, un État ne rembourse pas sa dette : il ré-emprunte pour faire face aux échéances. Au budget de l’État figurent les intérêts de la dette, jamais le remboursement de la somme empruntée (le principal). Contrairement à un particulier, l’État n’est pas mortel, il peut s’endetter sans fin pour payer ses dettes. C’est la différence avec l’emprunt d’une mère de famille qui, elle, est obligée de rembourser sa dette.

Mais quand les marchés financiers ne veulent plus prêter à un État, ou exigent des taux d’intérêt exorbitants, et que l’Etat n’a plus accès à la création monétaire de la Banque Centrale de son pays, les choses se gâtent. C’est pourquoi en 2011, quand les banques ont pris peur devant les difficultés de la Grèce, la BCE et les États européens ont du lui prêter.

C’est ce qui leur permet aujourd’hui d’exercer un brutal chantage en menaçant de couper les crédits à la Grèce si son gouvernement maintient les mesures anti-austérité promises aux électeurs: hausse du SMIC et des retraites, ré-embauche des fonctionnaires licenciés, arrêt des privatisations.

De nombreuses expériences historiques de pays surendettés (Allemagne 1953, Pologne 1991, Irak 2003, Équateur 2008, Islande 2011, Irlande 2013…) ont pourtant abouti à la même conclusion : quand la dette est trop lourde (190% du PIB pour la Grèce !), il faut l’annuler et/ou la restructurer pour permettre un nouveau départ.

Chacun sait – même le FMI et la BCE – que l’actuel fardeau de la dette est trop lourd pour la Grèce. Une renégociation est nécessaire, portant sur une annulation partielle, sur les taux d’intérêt et l’échéancier. Il faut pour cela une conférence européenne sur la dette comme ce fut le cas en 1953 pour la République Fédérale Allemande.

Pour être efficace cette conférence doit pouvoir prendre appui sur les travaux d’une commission internationale et citoyenne d’audit de la dette grecque. Cet audit déterminera quelles est la part légitime de la dette, dont il convient de s’acquitter, même avec taux d’intérêt et des délais renégociés, et la part illégitime, qui peut être contestée.

Est légitime la dette contractée légalement pour financer des investissements ou des politiques profitables à la population. Est illégitime la dette qui n’a pas servi les intérêts de la population, mais a bénéficié à des minorités privilégiées. Selon la jurisprudence internationale, une dette peut même avoir un caractère odieux ou être illégale, selon la façon dont elle a été contractée.

Quelles leçons pour la France et l’Europe ?

En France aussi, une démarche large d’audit citoyen est nécessaire pour sensibiliser l’opinion et montrer qui sont les véritables bénéficiaires du système de la dette. Le premier rapport d’audit citoyen publié en mai 2014 a montré que 59% de la dette française pouvait être considérée comme illégitime, de par son origine (taux d’intérêt excessifs, cadeaux fiscaux). Restructurer la dette française dégagerait des ressources pour les services publics, la transition écologique… Nous allons organiser une conférence européenne des mouvements sociaux sur la dette, afin de généraliser la démarche.

Idée reçue n°3 : Les Grecs se sont goinfrés, ils doivent payer ?

Le discours officiel sur la Grèce

La Grèce, c’est une « administration pléthorique, 7% du PIB contre 3% en Europe », une « difficulté à lever l’impôt et à maîtriser les dépenses » (Claudia Senik, économiste)

Pourquoi c’est faux ?

Selon l’OCDE, les fonctionnaires représentaient en Grèce 7% de l’emploi total en 2001, et 8% en 2011, contre 11% en Allemagne et 23% en France (incluant la sécurité sociale). Les dépenses publiques de la Grèce représentaient en 2011 42% du PIB contre 45% (Allemagne) et 52% (France).

Pourquoi donc, avant même la crise financière et la récession, la dette publique grecque était-elle déjà de 103 % du PIB en 2007 ? Une étude récente montre que la flambée de la dette grecque ne résulte pas du tout d’une gabegie de fonctionnaires et de prestations sociales. Les dépenses sont restées globalement constantes en % du PIB, de 1990 jusqu’à 2007. Comme en France, ce sont les taux d’intérêt excessifs et les cadeaux fiscaux qui ont gonflé la dette. Mais en plus, les diktats de la Troïka (Commission européenne, BCE et FMI) ont fait plonger le PIB grec de 25 % depuis 2010, ce qui a provoqué mécaniquement une hausse de 33 % du rapport entre la dette et le PIB !

Les taux d’intérêt exigés par les prêteurs entre 1990 et 2000 ont été extravagants : en moyenne 7,5 % (taux réel corrigé de l’inflation), pour une croissance du PIB de 2,5 %. D’où un effet « boule de neige » : l’État grec s’est endetté pour parvenir à payer ces intérêts exorbitants. Si le taux d’intérêt réel était resté limité à 3 %, la dette publique grecque aurait représenté 64 % du PIB en 2007 au lieu de 103 %.

Concernant les recettes publiques, pour remplir le critère de Maastricht sur le déficit maximum de 3%, la Grèce a très fortement augmenté les impôts dans les années 1990 : de 28% à 42% du PIB. Mais dès l’entrée dans la zone euro en 2001, les riches grecs ont fait la fête. Ainsi entre 2004 et 2008 la Grèce a réduit les droits de succession, diminué par deux fois les taux d’imposition sur le revenu et décrété trois lois d’amnistie fiscale pour les fraudeurs (Études économiques de l’OCDE, Grèce 2009). Les recettes fiscales sont retombées à 38% du PIB. Si elles avaient gardé leur niveau de 2000, la dette publique grecque aurait représenté, en 2007, 86 % du PIB au lieu de 103 %.

Au total, avec des taux d’intérêt «raisonnables» et un simple maintien des recettes publiques, la dette grecque aurait été deux fois plus faible en 2007. Autrement dit on peut considérer que la moitié de la dette grecque était illégitime à cette date : elle a découlé d’une ponction opérée par les créanciers, nationaux ou étrangers, et d’une baisse des impôts au bénéfice principal des plus riches. L’explosion de la dette depuis 2007, quant à elle, est entièrement due à la récession infligée par la Troïka. Elle est donc encore plus illégitime.

Quelles leçons pour la France et l’Europe ?

Le Collectif pour un audit citoyen de la dette publique a déjà montré que les mêmes mécanismes (taux d’intérêt excessifs et cadeaux fiscaux) expliquent 59% de la dette publique française. En France aussi on pourrait en finir avec les politiques d’austérité si l’on remettait en cause le fardeau de cette dette, par une annulation partielle et / ou des mesures de restructuration.

Idée reçue n°4 : On a aidé les Grecs, ils doivent nous remercier?

Le discours officiel sur la Grèce

« La Grèce doit cesser d’être un puits sans fond » (Wolfgang Schäuble, ministre allemand des finances, 12/02/2012)

Pourquoi c’est faux ?

De 2010 à 2013 la Grèce a reçu 207 Milliards d’euros en prêts des États européens et des institutions européennes assortis de plans de réformes. Il s’agirait « d’aides à la Grèce ».

Une étude d’ATTAC Autriche3 décortique les destinations des 23 tranches de financement imposées à la Grèce de 2010 à 2013. 77 % de ces prêts ont servi à recapitaliser les banques privées grecques (58 Mds €) ou ont été versés directement aux créanciers de l’État grec (101 Mds €), pour l’essentiel des banques européennes et américaines.

Pour 5 euros empruntés, 1 seul est allé dans les caisses de l’État grec !

Le mensuel Alternatives économiques (février 2015) complète l’analyse : de 2010 à fin 2014, 52,8 Mds € de ces prêts ont servi à payer les intérêts des créanciers. Seuls 14,7 Mds € ont servi à financer des dépenses publiques en Grèce.

Ces 207 Mds € ont donc beaucoup « aidé » les banques et les créanciers mais très peu la population grecque. Celle-ci, en revanche, doit subir l’austérité imposée par la Troïka (BCE, Commission FMI) lors de la négociation de ces prêts. De plus, l’État grec doit payer les intérêts sur l’intégralité de ces plans d’aide. Il est endetté encore pour 40 ans, jusqu’en 2054 ; 30 Mds € sont à verser en 2015.

Qui sont les véritables créanciers de la dette grecque et qui décide de son utilisation ? Pour une dette totale de 314 Mds €, les créanciers sont : le Fonds européen de stabilité financière (FESF, maintenant remplacé par le MES, 142 Mds) , les autres États européens (53 Mds), le FMI (23 Mds), le secteur privé (39 Mds), la BCE (27 Mds) et d’autres créanciers privés (31 Mds).

Le Mécanisme Européen de Stabilité (MES), entré en vigueur en 2012, gère désormais les prêts aux États de l’UE. Il contracte des prêts sur les marchés financiers et décide de leur affectation (principalement le sauvetage des banques privées). Les acteurs des marchés financiers se financent auprès des banques centrales, dont la BCE, à des taux très inférieurs à l’inflation. Le siège du MES est au Luxembourg, paradis fiscal bien connu.

À aucun moment, l’État grec n’a la main sur les fonds souscrits par le MES. En plus des réformes imposées par la Troïka, les Grecs payent pour des prêts qui ne leur ont pas été versés et qui pour l’essentiel profitent au secteur de la finance !

Quelles leçons pour la France et l’Europe ?

Les « aides » bénéficient en fait aux banques et sont payées au prix fort par les populations. Entre satisfaire les besoins fondamentaux (nourriture, logement, protection sociale, santé et éducation) ou engraisser les principaux créanciers, le choix va de soi : la priorité n’est pas le remboursement, mais l’audit des dettes publiques et la clarté sur l’usage des fonds des soi-disant « sauvetages ».

Idée reçue n°5 : La Grèce doit poursuivre les réformes engagées ?

Le discours officiel sur la Grèce

Selon Wolfgang Schäuble, ministre allemand des finances, « la Grèce est tenue de continuer sur la voie des réformes déjà engagées, sans aucune alternative, quel que soit le résultat du futur scrutin » (Le Monde 4/01/2014). Ce que François Hollande a confirmé après la victoire de Syriza : « des engagements ont été pris et doivent être tenus » (27/01).

Pourquoi c’est faux ?

L’austérité imposée n’a pas d’autre objectif que de dégager des capacités de remboursement pour les créanciers. Or, l’échec est criant ! Oui, la Grèce a besoin de réformes économiques, sociales et politiques. Mais pas celles de la Troïka – toujours moins d’État, toujours plus de marchés et d’inégalités – qui ont lamentablement échoué. Contre les logiques financières de court terme, trois pistes complémentaires doivent permettre la réappropriation par le peuple grec de son avenir :

(i) Un plan ambitieux de reconquête de l’emploi et de développement économique qui redessine le système productif vers la transition écologique. Ce plan serait bénéfique, contrairement aux affirmations de la Troïka, car 1 euro d’investissement public aura des effets multiplicateurs sur l’investissement privé et l’activité économique aujourd’hui totalement déprimés. Les pouvoirs publics doivent maîtriser le financement de l’activité : par exemple avec la création d’une banque publique de développement, un investissement massif dans l’économie sociale et solidaire, le développement de monnaies complémentaires, la promotion des banques coopératives.

(ii) La priorité à la cohésion sociale et économique contre la compétitivité et la flexibilité. La Troïka a imposé une baisse généralisée des revenus ainsi que la suppression de droits sociaux élémentaires qui ont contracté l’activité sans pour autant réduire la dette. L’État doit donc retrouver son rôle de régulateur et d’accompagnement pour maintenir la cohésion et prendre en compte les besoins socio-économiques du pays. Le partage du travail permettrait la création d’emplois et soutiendrait la demande. Le chômage pourrait baisser rapidement. Ces réformes passeraient par une autre répartition des richesses.

(iii) La refonte de la démocratie et la réforme de l’État au service des citoyens et de la justice sociale. La souveraineté de l’État passe par une fiscalité progressive, la lutte contre la corruption, la fraude et l’évasion fiscales. Ces réformes permettront de redonner des marges de manœuvre budgétaire pour financer le plan de relance, et pour lutter contre les inégalités4 et la pauvreté. Les privilèges détenus par l’oligarchie grecque, comme les armateurs, doivent donc être abolis.

Quelles leçons pour la France et l’Europe ?

L’austérité a échoué, mais des réformes ambitieuses, radicalement différentes, sont possibles et nécessaires. Un audit des dettes publiques des pays européens pourra identifier des pistes pour leur allègement décisif. Il faut une politique économique volontariste pour renouer avec une dynamique d’investissements d’avenir vers la transition écologique. Ceci suppose la redistribution des richesses et la reconquête de la souveraineté démocratique sur l’économie, en particulier en stoppant les privatisations. Ces réformes doivent être coopératives et non soumises à la logique de la guerre économique.

Idée reçue n°6 : L’austérité, c’est dur mais ça finit par marcher ?

Le discours officiel sur la Grèce

« L’austérité, ça paye ! La Grèce repart en trombe. Selon les dernières prévisions de Bruxelles, la croissance sera cette année de 2,5 % en Grèce et 3,6 % l’année prochaine, ce qui fera d’Athènes le champion de la croissance de la zone euro! Le chômage commence à refluer de 28 à 26 %. Bref, au risque de choquer: la détestée troïka a fait du bon boulot!» (Alexis de Tarlé, JDD, 8 février)

Pourquoi c’est faux ?

Les Grecs seraient-ils stupides d’avoir mis fin à une politique qui marchait si bien ? En 2014, le PIB de la Grèce est inférieur de 25,8 % à son niveau de 2007. L’investissement a chuté de 67%. Quel bon boulot ! Le taux de chômage est de 26% alors même que nombre de jeunes et de moins jeunes ont dû quitter leur pays pour trouver un emploi. 46% des Grecs sont au-dessous du seuil de pauvreté, la mortalité infantile a augmenté de 43%. Quant aux prévisions de Bruxelles, à l’automne 2011 elles annonçaient déjà la reprise en Grèce pour 2013. Finalement, le PIB grec a chuté de 4,7% cette année-là.

Tous les économistes honnêtes le reconnaissent maintenant. Les politiques d’austérité imposées par les institutions européennes ont été catastrophiques pour la Grèce et l’ensemble de la zone Euro.

Les classes dirigeantes et la technocratie européenne ont voulu utiliser la crise pour réaliser leur vieux rêve : réduire les dépenses publiques et sociales. Sous les ordres de la Troïka et la menace des marchés financiers, les pays du Sud de l’Europe ont dû mettre en œuvre des plans drastiques de réduction des déficits publics qui les ont menés à la dépression. De 2009 à 2014, la réduction des dépenses a été de 11% du PIB pour l’Irlande, 12,5 % du PIB pour l’Espagne et le Portugal ; 28 % pour la Grèce. Les déficits ont certes été réduits, mais avec un coût social et économique monstrueux.

Et la dette a continué d’augmenter ! Pour la zone euro, elle est passée de 65% à 94% du PIB entre 2008 et 2014. L’austérité n’a pas payé, elle a au contraire enfoncé le continent dans la crise. En réduisant les impôts des hauts revenus et des sociétés, les États ont creusé les déficits, puis ont emprunté aux riches pour financer ces fameux déficits. Moins d’impôts payés d’un côté, plus d’intérêts perçus de l’autre, c’est le bingo pour les plus riches !

Quelles leçons pour la France et l’Europe ?

On demande aux Grecs de payer chaque année 4,5 points de la richesse nationale pour rembourser leur dette; aux citoyens européens, on ne demande « que » 2 points. L’effet est partout le même : toujours plus de chômage, et toujours moins de ces investissements publics qui pourraient préparer l’avenir.

C’est la leçon du calvaire grec. Y mettre fin concerne tous les pays d’Europe car il faut stopper la récession que l’austérité crée partout, et tirer les leçons de la crise pour s’engager dans un autre modèle de développement. Si austérité il doit y avoir, elle doit frapper les plus riches, ces « 1% » qui accaparent la richesse sociale et ont bénéficié du système de la dette. Il faut réduire les déficits et la dette, grâce à une fiscalité plus progressive et une restructuration des dettes publiques.

Idée reçue n°7 : Une cure d’austérité, c’est pas la mort ?

Le discours officiel sur la Grèce

Christine Lagarde, directrice du FMI : « Non, je pense plutôt aux petits enfants d’une école dans un petit village au Niger (…), ils ont plus besoin d’aide que les gens d’Athènes » (en réponse à la question d’un journaliste : « quand vous demandez des mesures dont vous savez qu’elle vont empêcher des femmes d’accéder à une sage-femme au moment de leur accouchement, ou des patients d’obtenir les médicaments qui pourraient sauver leur vie, est-ce que vous hésitez ? » (The Guardian, 25/05/2012). « Nous devrons tous perdre de notre confort« , (George Papandreou, Reuters, 15/12/2009)

Pourquoi c’est faux ?

En fait de réduire les dépenses de « confort », la Troïka a imposé une réduction de 40% du budget de la santé en Grèce. Résultat, « plus d’un quart de la population ne bénéficie plus de couverture sociale, les hôpitaux publics sont débordés et exsangues. La rigueur budgétaire a désorganisé le système de santé publique et entraîné une crise humanitaire » (4 janvier 2015 JDD international).

La tuberculose, la syphilis ont réapparu. Les cas de sida se sont multipliés par manque de moyens pour la prévention. Une étude parue dans le journal médical britannique The Lancet5 tire un bilan terrible : la mortalité infantile a augmenté de 43% entre 2008 et 2010, la malnutrition des enfants de 19%. Avec les coupes budgétaires dans la prévention des maladies mentales, les suicides ont grimpé de 45% entre 2007 et 2011. De nombreux centres pour le planning familial publics sont fermés, ceux qui restent fonctionnent avec un personnel réduit.

Selon Nathalie Simonnot, de Médecins du Monde, « un forfait de cinq euros à la charge des patients a ainsi été instauré pour chaque consultation à l’hôpital public…Pour un retraité qui touche 350 euros par mois, c’est un coût énorme, surtout que la plupart du temps il faut faire plusieurs consultations (…) Les médecins demandent aux patients d’acheter eux-mêmes pansements, seringues et gazes parce que certains hôpitaux sont en rupture de stock ».

Des témoignages de ce genre concernaient naguère l’Afrique. La politique de la troïka, des gouvernements grecs, ont créé un désastre sanitaire qui rend vital un changement de politique, notamment pour la santé. Si les choses ne sont pas encore pire, c’est grâce aux centaines de bénévoles des dizaines de dispensaires grecs, à Médecins du monde, à la solidarité internationale, qui ont limité les dégâts pour ceux qui n’avaient plus accès aux soins. Le nouveau gouvernement grec a raison de vouloir par exemple réembaucher dans les centres de santé les 3000 médecins qui ont été licenciés par la Troïka.

Quelles leçons pour la France et l’Europe ?

On sait maintenant que « l’austérité tue »6. Les responsables des politiques d’austérité se rendent coupables de véritables crimes quand ils imposent des coupes massives dans les dépenses de santé, comme cela a été le cas en Grèce, en Espagne, au Portugal. Il faut partout défendre les systèmes publics de santé contre les privatisations et les restructurations qui ne visent qu’à réduire les coûts au mépris de la santé.

Idée reçue n°8 : De toutes façons la Grèce a déjà capitulé ?

Le discours officiel

« En signant un accord à l’Eurogroupe le 20 février, contrairement aux rodomontades, le gouvernement grec a fini par accepter les conditions de la troïka. Une dure leçon pour les populistes d’extrême gauche comme d’extrême droite ». (Eric Le Boucher, Slate.fr, 21/02)

Pourquoi c’est faux

Le nouveau gouvernement grec refuse les nouvelles réformes proposées par la Troïka fin 2014 : 160.000 licenciements supplémentaires dans l’administration (santé, éducation), une nouvelle baisse de 10% des retraites, de nouvelles taxes, une nouvelle hausse de la TVA.

Ces recettes ont déjà été appliquées et ont mené la Grèce au désastre. En moins de 5 ans, 30% d’entreprises ont fermé, 150.000 postes supprimés dans le secteur public, 42% d’augmentation du chômage, 45% de baisse des retraites, 40% d’augmentation de la mortalité infantile, une hausse de près de 100% du nombre des personnes sous le seuil de pauvreté.

Le programme de Syriza proposait au contraire 1. Une renégociation des contrats de prêts et de la dette. 2. Un plan national de reconstruction immédiate : mesures pour les plus pauvres (électricité et soins médicaux gratuits, tickets-repas…), le rétablissement du salaire minimum de 751 euros, la réinstauration des conventions collectives 3. La reconstruction démocratique de l’État : lutte contre l’évasion et la fraude fiscales, contre la corruption, ré-embauche des fonctionnaires licenciés 4. Un plan de reconstruction productive : arrêt des privatisations, industrialisation et transformation de l’économie par des critères sociaux et écologiques.

Après un bras de fer avec les institutions européennes, le gouvernement grec a obtenu l’abandon des objectifs d’excédents budgétaires délirants prévus dans le mémorandum signé par le gouvernement précédent. De nouvelles aides seront créées : pour financer le chauffage et l’alimentation des ménages les plus démunis. Les conventions collectives seront rétablies. La fraude et l’évasion fiscales seront fortement combattus. Les petits propriétaires endettés ne seront pas expulsés de leur résidence principale.

Mais la Grèce n’est pas libérée de l’austérité. Les nouvelles mesures devront être financées sans accroître le déficit. Les privatisations seront maintenues. La Grèce s’engage à payer l’intégralité de la dette, et à ne pas revenir en arrière sur les privatisations. La hausse du salaire minimum et la restauration des négociations salariales sont repoussées. De nouvelles épreuves de force sont à prévoir dans les mois qui viennent.

Quelles leçons pour la France et l’Europe

Les institutions européennes veulent empêcher la mise en œuvre de l’essentiel du programme de Syriza. Aujourd’hui, il s’agit donc de développer dans toute l’Europe des mouvements coordonnés contre l’austérité, pour la justice sociale, pour empêcher la Troïka et nos gouvernements d’étouffer la Grèce et les alternatives sociales et politiques qui émergent en Europe. Nous proposons notamment l’organisation par les mouvements européens d’une conférence internationale sur la dette et contre l’austérité.

L’audit citoyen des dettes publiques en Europe : un outil pour vaincre l’austérité

Le collectif pour un audit citoyen de la dette publique (CAC) salue le choix du peuple grec de rejeter massivement les politiques d’austérité lors des élections du 25 janvier. Cette victoire ouvre une brèche contre l’Europe de la finance, le diktat des dettes publiques et des plans d’austérité. Engouffrons nous dans cette brèche : une autre Europe devient possible !

Le collectif pour u audit citoyen a déjà publié un premier rapport d’audit citoyen[1], montrant qu’une large part de la dette publique française peut être considérée comme illégitime. Dans la période qui s’ouvre, notre collectif va continuer à proposer aux citoyens et à l’ensemble du mouvement social européen des lignes d’analyse juridiques, économiques, sociales, des arguments et des instruments de mobilisation contre les créanciers qui mettent en coupe réglée les populations.

Avec nos partenaires des autres pays européens, à commencer par la Grèce, notre collectif va intensifier son action pour mettre en débat le caractère illégitime, insoutenable, illégal, voire odieux d’une grande partie des dettes publiques en Europe.

Nous soutenons la proposition d’une conférence européenne sur les dettes publiques. En 1953 l’accord de Londres, annulant plus de 60% de la dette de l’Allemagne de l’Ouest, a permis sa relance, tout comme les annulations de dette de l’Équateur en 2008 ou de l’Islande en 2011.

Nous soutenons la proposition de réaliser un audit des dettes publiques afin d’identifier les responsables et les bénéficiaires réels de ces dettes, et de dégager les solutions qui permettront de libérer le pays de ce boulet.

Nous soutenons également le droit de la Grèce à désobéir à ses créanciers au cas où ils refuseraient la mise en œuvre de ces solutions. Rappelons que les memoranda imposés par la Troïka sont illégaux au regard du droit européen et international.

Tous ensemble, levons le voile sur la responsabilité des créanciers qui profitent des saignées effectuées sur le dos des peuples. Tous ensemble, renforçons une démarche citoyenne de contestation et de remise en cause de cette Europe des 1 %, des spéculateurs et des banquiers. C’est aux populations, trop longtemps victimes des plans d’austérité, de compétitivité et autres « memorandums », qu’il revient de décider de leur avenir : nous voulons mettre à leur disposition tous les outils nécessaires pour comprendre et décider comment sortir de l’étau de la dette en faisant payer non pas les contribuables ordinaires mais les véritables bénéficiaires du système de la dette.

Guide réalisé par : Jean-Claude Chailley, Thomas Coutrot, Alexis Cukier, Pascal Franchet, Michel Husson, Pierre Khalfa, Guillaume Pastureau, Henri Sterdyniak, Sofia Tzitzikou.

Notes :

1 Le FESF, Fonds européen de solidarité financière, créé en 2010, vise à préserver la stabilité financière en Europe en fournissant une assistance financière aux États de la zone euro. Cette aide est conditionnée à l’acceptation de plans d’ajustement structurel. Il a été remplacé par le Mécanisme européen de solidarité (MES) en 2012.
2 Ivan Best, La Tribune, 5 février
3 Plans de sauvetage de la Grèce : 77 % des fonds sont allés à la finance : https://france.attac.org/nos-idees/mettre-au-pas-la-finance-les/articles/plans-de-sauvetage-de-la-grece-77-des-fonds-sont-alles-la-finance
4 Une plus grande justice sociale est source d’efficacité, ce que même l’OCDE démontre : http://tinyurl.com/kqgmq35
5 A. Kentikelenis, M.Karanikolos, A. Reeves, M.McKee, DSc, D. Stuckler, « Greece’s health crisis: from austerity to denialism », The Lancet, 20/02/2014,
6 D. Stuckler & S. Basu (2014), Quand l’austérité tue, Préface des Économistes atterrés, Ed. Autrement

72 réflexions au sujet de « Grèce : petit guide contre les bobards médiatiques »

  1. Bonjour, je voudrais suggérer une autre solution pour la Grèce et pour toutes les Nations ayant des dettes.
    Cela semble surréaliste parce que simple, mais je ne vois vraiment pas où je peux me tromper. Tant pis si je suis un illuminé…
    J’utilise la Grèce comme exemple, mais c’est valable pour tous les pays.

    Jour 1: la Grèce crée une nouvelle banque avec € 10,000 de capital (le montant n’est pas très important). La banque n’est PAS cotée en bourse, elle appartient à 100% à la Grèce.
    Jour 2: La Grèce offre à cette banque, gratuitement, pendant 100 ans, une partie de son patrimoine (Parthénon, théâtre d’Athènes, Le temple d’Héphaïstos,…) jusqu’à atteindre une valeur égale à sa dette. En échange, la banque a pour mission de gérer les coûts et les revenus pour les 100 prochaines années.
    Maintenant, la banque possède des actifs de € 1,6 milliards (exemple grec) garanti pour 100 ans.
    Jour 3: La banque accorde un prêt à la Grèce de € 1,6 milliards à zéro % d’intérêt, remboursable en 1 seul versement au plus tard dans 99 ans. Ne pas oublier que la banque n’a pas besoin d’avoir de l’argent dans ses coffres pour prêter de l’argent, il s’agit d’argent virtuel avec ses actifs en garantie.
    Jour 4: la Grèce remboursera tous ses débiteurs avec les € 1,6 milliards prêté par sa banque. Même si la date d’échéance n’est pas atteinte, la Grèce rembourse d’avance.
    Jour 5: Assemblée extraordinaire du Conseil d’administration de la banque: « nous avons changé d’avis, nous ne voulons pas continuer nos activités, nous liquidons la banque, nous la fermons. S’il vous plaît Mrs les comptables, apurez les comptes.
    La banque calcule 5 jours de coûts et de revenus sur l’utilisation du patrimoine, disons pour simplifier qu’ils s’équilibrent à zéro (si le solde est positif la Grèce doit payer la banque, si le solde est négatif, la banque doit payer la Grèce, mais dans tous les cas, ce sera bien en dessous de € 1,6 milliards).
    La banque rend le patrimoine à la Grèce 99 années et 360 jours à l’avance.
    La banque efface la dette de la Grèce: vous ne devez pas nous rembourser puisque nous n’avons pas besoin de cet argent.
    La banque remboursera ce qu’il restera des € 10,000 après déduction des frais légaux à la Grèce.
    Jour 6: la Grèce n’a plus de dettes et plus aucun intérêt à payer pour prochaines années.

    Ceci est possible parce que l’argent est devenu de l’argent virtuel et parce que le patrimoine des nations est (de loin) supérieur à leur niveau d’endettement.
    Pour céder une partie du patrimoine à cette nouvelle banque, il faudra probablement une decision politique.
    Je déconne ?

  2. Ping : Grèce : manuel de survie en terrain hostile du « oui  | «Le Comptoir

  3. C’est tout à fait clair et accessible. Je n’ai jamais fait d’économie dans mes études, je suis médecin et fidèle lecteur du diplo. Les économistes orthodoxes me font toujours penser aux médecins de Molière « et saignare et purgare… » Heureusement pour notre santé que la « science » médicale est plus avancée que la leur.
    Bravo!

  4. On aura lu et entendu tout et son contraire, comme d’habitude.
    Mais à la veille du referendum, une chose reste claire : diverses propositions ont été faites, parfois à titre privé, parfois de l’étranger, pour aider la Grèce, et les Grecs.
    Vous avez vu s’engager l’Eglise orthodoxe au cotê de l’Etat grec ? pour avez entendu son engagement à payer les impôts sur ses innombrables propriétés foncières et immobilières ?
    Vous avez lu que les armateurs, qui ne payent pas d’impôts en vertue des termes de la Constitution, ont créé un fonds de financement exceptionnel, grâce à leur fortune colossale, pour venir en aide à lEtat grec ? Non, tout cela vous ne l’avez ni lu ni entendu car ces deux entités que sont l’Eglise et les armateurs n’ont aucun respect pour le peuple grec ! Ils laissent le pays s’effondrer car eux savent qu’ils ne subiront aucun dommage. Voilà la vérité.

  5. Ping : Dossier : 75 liens sur la Grèce | Odin

  6. Extrait:
    « Dans les deux cas ces prêts sont déjà comptabilisés dans la dette publique française (environ 2000 milliards €). Leur annulation n’augmenterait donc pas la dette.

    la France, comme la plupart des pays, ne rembourse jamais vraiment sa dette. Lorsqu’un emprunt vient à échéance, la France le rembourse en empruntant de nouveau. On dit que l’État fait « rouler sa dette ».  »

    Je voudrais avoir quelque chose de positif à dire sur cet exposé de comptabilité publique, mais c’est du grand n’importe quoi. Le budget des comptes publics est un tout. Si le Trésor public a une créance et le débiteur fait défaut, on peut appeler ça une perte ou un manque à gagner et c’est la même chose. La dette augmente, ou bien il faut lever X de plus d’impôt pour avoir le même niveau de dette, ou bien on privatise Y% d’une entreprise publique. Le niveau de référence de la dette n’a aucune importance, et cet « argument » n’est qu’un artifice comptable.
    Que la dette soit remboursée directement ou qu’elle soit refinancée par l’emprunt, cela revient au même. Il n’y a pas de magie, l’Etat ne crée pas de richesse en refinançant sa dette. Si un débiteur fait défaut sur 100 €, la perte de ses créanciers, en valeur actualisée, est de… 100 €. C’est aussi simple que ça, et ça ne dépend pas de la position nette des créanciers (s’ils sont endettés ou non).

    Attaquez les politiques d’austérité autant que vous voulez, mais ne le faites pas avec des arguments aussi absurdes.

  7. Le problème, c’est d’arriver à véritablement informer les gens qui sont convaincus par le discours ambiant, discours annoncé depuis déjà une longue période, souvenez-vous, « on ne peut pas laisser ça à nos enfants » Bien sûr qu’on ne peut pas!!!! Toute personne un peu généreuse tombe dans le panneau!
    Sauf que ceux qui ont répandu ce discours sont aussi ceux qui veulent continuer les ravages infligés à la planète et n’ ont rien à faire de laisser cette dette à leurs enfants comme ils n’ont rien à faire de mettre les peuples à genoux. Ils ont de quoi assurer l’ avenir des leurs.

  8. pourquoi n’entendons nous pas plus de spécialistes qui ont travaillés sur l’audit de la dette Grecque et Mr TOUSSAINT SUR LES MEDIA, TV, INFOS DANS LES PAYS EUROPEENS POUR MIEUX COMPRENDRE LA POSITION DE LA GRECE ET SON INSISTANCE A SE FAIRE ENTENDRE DEVANT UNE ASSEMBLEE E SOURDS QUI REAGISENT EN COMPTABLES
    ON COMPREND L’HUMILIATION DES GRECS ET DE BEAUCOUP DE FRANCAIS VIVANTS DANS CE PAYS ILS LE VIVENT TOUS LES JOURS
    JE ME SENT EN COLERE EN TANT QUE FRANCAISE VIVANT EN GRECE avec cette propagande anti Grece

  9. Un tas d’inepties que ces « analyses ». Il faudrait un minimum de connaissance des mécanismes économiques pour se permettre de commenter la situation que nous vivons. Si nos chers socialistes au pouvoir n’avaient pas été confrontés à certaines réalités, ils auraient agi comme ils avaient parlé, à savoir « nique le système, je rembourse rien, je ne respecte pas des limites de dépenses publiques, et je m’endette à mort etc etc »… Ca ne vous semble pas bizarre qu’ils ne l’aient pas fait ? Ni que les grecs commencent à se faire peur ? Alors, essayez de trouver les solutions. Quelle belle ânerie de lire que par ce qu’un état ne meurt pas, ils n’a pas à rembourser. Et pour les sociétés commerciales, ça marche aussi votre théorie ? Pfff

  10. Ping : Les fausses idées répandues sur la Grèce ! | anthropopedagogie

  11. Ping : L’appel UD-CGT FSU pour jeudi 3 juillet place de la République à 18h | CGT TERRITORIAUX 72

  12. Beau et bon travail. Une réflexion cependant me parait absente : n’est-il pas singulier que la CEE ait été si complaisante avec les gouvernements précédents (jusqu’à fournir les experts pour trafiquer les comptes en vue de l’admission), et si arrogante-intransigeante avec le gouvt de Mr TSIPRAS.
    Comment admettre que ce soit aujourd’hui l’Allemagne qui impose ses diktats, avec tous les dangers que cela comporte.

  13. annuler les paradis fiscaux – annuler les dettes – limiter les fortunes et confisquer le surplus –
    Repartir du bon pied – utopie? j’y crois !
    Interdire « l’usure »
    nationaliser les banques !
    Allez Peuples agissaient !!!!!!!!

  14. Ping : Matériel de mobilisation en soutien au peuple grec | Snesup Paris Sud

  15. une fois ruinée la Grece deviendra le dépotoire européen, et toutes les expériences négatives entre autres, parcequ’obligé d’accepter les conditions dictées par l’Allemagne , le Luxembourg, et les nouveaux du bloc est

  16. Questions :

    1. Qui oblige la Grèce à demander de l’aide à l’Union Européenne ?
    2. Qui oblige nos Etats à s’endetter perpétuellement ?
    3. Qui oblige nos Etats à subir les lois de l’offre et de le demande, qui prévalent (notamment) dans le système financier mondial ?
    4. Cracher à la figure des prêteurs, n’est-ce-pas un peu facile, alors que rien n’oblige un Etat à s’endetter il me semble ?

    Quelle hypocrisie…

    • Réponses:
      1. la troïka, entre autres
      2. la troïka, entre autres
      3. la troïka, entre autres
      4. quels sont les plus hypocrites? Les grecs ou… la troïka?
      Question:
      La solidarité, la dignité humaine, ça vous dit quelque chose?

    • Bienvenu dans l’économie néo-libérale: les banques centrales n’ont plus le droit de financer directement les états: elles financent les banques privées qui prêtent aux états.
      En bref, dans le désordre…
      Les emprunts des états n’ont rien à voir avec les emprunts des ménages ou même des collectivités locales.
      Par définition, la monnaie, sa valeur, sa stabilité, dépend des états, la monnaie n’existe que par la structure sociale qui la porte.
      La dette des états ne correspond pas à de l’argent qui existerait avant l’emprunt mais à une écriture financière: 1 milliard prêté à un état par une banque privé c’est une écriture de 1 milliard sans, en dehors de la réserve fractionnaire, aucune existence d’argent « réel »L’emprunt est un mécanisme de création monétaire, le remboursement un mécanisme de destruction monétaire…
      Au fond, les négociations sur la dette grecque ne correspondent pas à répondre à la question « qui va payer? » mais, à la question « combien de milliards nos dirigeants économiques sont-ils prêt à gagner en moins sur nos dos? ».
      De plus, si l’état n’emprunte pas, et rembourse sa « Dette », au lieu de réemprunter pour rembourser, les liquidités diminuent et très rapidement, les transactions commerciales doivent se régler autrement: émission d’une autre monnaie, chambre de compensations,…
      Bref, La Grèce ne demande pas de l’aide, juste à avoir le droit de commercer avec le reste du monde sans casser l’unité européenne. Et, si nous rechignons c’est seulement que nos dirigeants croient que seul compte le renforcement des pouvoirs des établissement financiers.
      Là est l’enjeu de ce conflit: la répartition du pouvoir entre possédants et possédés, entre financier et peuples.

    • Ce sont les groupuscules en tête des multi-nationnales qui décident des politiques des banques centrales, de la politique des Etats et qui, grâce a cet odieux système de Ponzi (qui est illégal) tiens le monde sous sa botte.
      Rien ne sert de montrer du doigt sans se bouger certes, mais il faudrait plutôt se demander qui empêche les choses de changer et qui fait en sorte de bloquer l’alternative…? Et on retombe sur les mêmes fautifs de départ..

    • ET LA MANIPULATION ??, LE CHANTAGE, ???? ON DOIT VOIR LA SITUATION DEPUIS LE DEBUT ET CHERCHER A COMPRENDRE !!! si on ne vit pas en GRECE CETTE SITUATION
      CE QUE L’AUDIT FAIT!!!! BRAVO

    • Les banques!
      Revoir la dérégulation depuis Thatcher et Reagan, avant les banques centrales prêtaient aux états sans intérêts conformément à la « doctrine » Roosevelt

    • 1. Qui oblige la Grèce à demander de l’aide à l’Union Européenne ?

      Disons que la Grèce « appartient » à la zone Euro. La monnaie qu’elle utilise est la même que celle de 18 autres pays. Et c’est la Banque Centrale Européenne qui défini et dirige la politique monétaire. Donc la Grèce doit obligatoirement « faire » avec tout ou partie de l’UE.

      2. Qui oblige nos Etats à s’endetter perpétuellement ?

      Il faut simplement se rappeler ce qu’est un investissement (une école, une route, un hôpital, etc.). Or cet investissement ne périt pas lors de sa consommation. Aussi est-il « normal » qu’il ne soit payé qu’au fur et à mesure de son utilisation (ce qu’en entreprise ou appelle un amortissement).
      Donc la dette des Etats représente une (petite) partie de la valeur de son patrimoine… et comme le patrimoine d’un Etat se conserve plus ou moins, il n’est pas anormal qu’une partie de son financement demeure également.

      De plus il est plus simple de recourir à l’emprunt pour construire un hôpital, par exemple, que de lever un impôt spécifique pour cela.

      3. Qui oblige nos Etats à subir les lois de l’offre et de le demande, qui prévalent (notamment) dans le système financier mondial ?

      Tout simplement parce que les Etats appartiennent audit système financier mondial : ils en fixent les règles et, en contrepartie, les subissent.

      4. Cracher à la figure des prêteurs, n’est-ce-pas un peu facile, alors que rien n’oblige un Etat à s’endetter il me semble ?

      C’est une vision unilatérale classique que de considérer qu’un prêteur aurait plus de valeur qu’un emprunteur. Car, en fait, les deux apportent quelque chose à l’autre. Ainsi, si les états n’empruntaient pas, les prêteurs n’auraient pas accès à un placement dit « sans risque ». Autrement dit, toutes les fonctions du marché financier qui ont besoin de stabilité (fonds de pension par exemple, mais également nombre d’entreprises, assureurs, etc.) seraient obligées de prendre des risques.

      Donc si les Etats n’empruntaient plus, tous les autres acteurs de l’économie seraient obligés de tenir compte, en permanence, outre les risques de leurs activités, des risques monétaires.

      Donc pas d’hypocrisie, seulement un peu de réflexion.

  17. Ping : Un Audit citoyen de la dette publique: La Seule Solution….ou comment contrer les bobards médiatiques avec l’exemple Grec – Reveille toi

  18. Ping : Grèce : Guide contre les bobards médiatiques | Réseau International

  19. Ping : Un Audit citoyen de la dette publique: La Seule Solution….ou comment contrer les bobards médiatiques avec l’exemple Grec | LA PILULE ROUGE

  20. Ping : Grèce : petit guide contre les bobards médiatiques sur la dette grecque… | Des fois jsuis parano

  21. Bonjour,
    Article intéressant car éclairant.
    Une limite me semble t’il cependant, le positionnement de Syrisa, et du gouvernement grec.
    « Enfermer » une possible sortie de l’austérité dans des négociations avec les instances financières mondiales et leurs loyaux laqués ne peut conduire qu’au désarmement des travailleurs. Et donc à l’échec.
    Ce n’est pas de l’Europe ni de l’euro qu’il faut sortir, c’est des politiques austéritaires, c’est du capitalisme.
    Et il n’est pas question de grands soirs, mais bien plutôt de la mobilisation des salariés, du peuple grec, et de la solidarité internationale des autres, en l’occurrence des travailleurs français, pour foutre dehors banquiers et laqués, au profit d’une juste répartition des richesses que nous produisons !
    C’est pas en signant des pétitions, en votant.. qu’on règlera les problèmes des peuples.
    n’en déplaise à Mélenchon.

  22. Ping : Quelques liens pour voir les choses autrement | Le blog de Xavier

  23. Ping : ERE ETHIQUE. | relai d'informations et d'initiatives – Grèce : petit guide contre les bobards médiatiques

  24. Ping : Grèce : petit guide contre la propagande médiatique – Reveille toi

  25. Merci pour cette excellente mise au point.
    Même si cela coûte 700 euros par français et si l’on en croit Antoine Peillon, récupérons ces « 600 milliards qui manque à la France » sous forme d’évasion fiscale soit 10 000 euros euros par français. Finalement on est encore gagnant !

  26. Remarquable travail de synthèse et de création. Merci tout plein pour cette contr’information et cet argumentaire bien utile :-)

    A faire circuler !!!!

  27. là où vous comprenez pas, c’est que la dette on s’en fout : ce qu’on veut c’est les empêcher d’en recontracter une autre…

  28. Merci pour cet excellent article.
    J’aimerais savoir s’il existe des réflexions/ articles/films plus approfondis sur les solutions « anti dette » publique qui sont effleurées ici (annulation de la dette illégitime;création d’une banque publique de développement; promotion de banques coopératives;..)

  29. Ping : DETTE PUBLIQUE : Petit guide contre les bobards médiatiques eu Europe | Street Télé Virtuelle

  30. Bonjour,
    tout dans votre article n’est pas simple à appréhender pour le néophyte mais cela fait du bien de lire une autre information que celle de cette pensée unique distillée par l’Europe et qui finit par endoctriner lentement une majorité de citoyens. Car malheureusement les électeurs des partis d’extrême droite que l’on présente comme des anti-européens ne sont que les idiots utiles de tout un système qui nous broie lentement, l’autoritarisme contre le supposé chaos afin de protéger mieux ceux qui se gavent de nos richesses et profitent de notre apathie.

    • Excellente analyse qui rejoint d’ailleurs celle lancée par M.Mélenchon au cours de ses diverses interventions et de son blog.
      Dommage que les citoyens, le nez dans le guidon, n’écoutent que les média « officiels » et croient aux bobards qu’on leur raconte; Le vrai problème démocratique, c’est le manque de pluralisme sur les plateaux radio et télé. La pensée unique finit par fuser dans la population,contre ses propres intérêts.

    • Oui mais qui, surtout, tiennent leurs sympathisants par la peur, les peurs, et le jugement, comme s’ils étaient des confesseurs ne pratiquant pas l’absolution.

  31. Ping : Grèce : petit guide contre les bobards médiatiques | ICAN - Réseau International des Audits Citoyens de la dette

  32. Ping : #Grèce : ” petit guide contre les bobards médiatiques ” in … | Un si long Voyage (2)

  33. il est évident que ça éclaire un peu notre lanterne en globalité mais aussi parfois difficile de compréhension car comme dit précédemment il faut quelque connaissance économique pour saisir tout .Néanmoins très instructif et rétablissant certaines infos mensongères afin de protéger tout ces infâmes spéculateurs qui planquent leur trésor dans les paradis dont ils ne se servent même pas puisqu’ils sont cachés!!!!!!!!!!!!!! seulement la fièvre de possession….

  34. je suis très intéressé par les événements politiques en Grèce. Syriza avec a sa tête des dirigeants iconoclastes a toute ma sympathie .Je suis curieux de voir comment des gens décidés et intelligents , le contraire de notre Michel sapin national en somme , vont pouvoir envisager le problème de la dette.
    pour autant ce long article ,est truffé d’invraisemblances du style « un état ne rembourse pas sa dette , a l’échéance d’un prêt on le rembourse avec un autre , les pauvres grecs ne sont coupables de rien etc….il n’y a qu »a tout rayer d’un trait de plume, les milliards ce n’est qu’une ligne d’écriture dans un livre de compte, d’ailleurs il n’y a qu’a en emprunter encore…. etc….. ».
    Ce n’est pas lumineux , c’est faux et simpliste . Moi même fan de Bernard maris j’aime bien les regards alternatifs portés sur ces problèmes ;je suis contre l’austérité et le remède de cheval que certains aimeraient administrer a la Grece.
    Cependant j’ai un jour appris a mes dépends qu’a trop vouloir prouver on ne prouve rien du tout , et c’est ce que devraient savoir les auteurs de l’article .d’ailleurs les nouveaux dirigeants grecs eux mêmes n’osent pas tenir des discours aussi invraisemblables.
    Si le but est de se faire plaisir en disant n’importe quoi, soit , mais ce sera sans moi.
    d’accord sur une partie de la dette illegitime et les incroyables cadeaux fiscaux.mais quid de l’habitude des habitudes des grecs a ne jamais payer de tva par exemple ou leurs impots ?
    Bien sur il faut effacer une partie de la dette grecque, bien sur il faut restructurer le reste, on pourrait même faire de l’inflation et de la création monétaire cela arrangerait toutes les Economies surendettées. En tout cas il faut les aider , mais arrêtez d’insinuer que ca ne coûtera rien a personne .Les grecs devront y mettre du leur et gare car c’est bientot notre tour , et alors qui nous aidera a nous ?
    les lendemains qui chantent, c’est bon ,on a donné!
    par contre , ce genre de discours qui pretend que les grecs ne rembourseront rien et que ca ne nous coutera rien , STOP ASSEZ !!

    • Bravo pour cette analyse ! La grande majorité de la population grecque souffre aujourd’hui ; cela ne l’innocente pas pour autant des pratiques de ceux auxquels elle avait confié la gestion de l’Etat !

    • « mais quid de l’habitude des habitudes des grecs a ne jamais payer de tva par exemple ou leurs impots ? »

      les grecques (je parle pas des riches) ne sont ils pas prelevés à la source ? (et bien si…)

      • En Grèce les impôts sont prélevés à la source et la TVA est plus élevé qu’en France. Quand aux grandes fortunes grecques leur argent est dans des paradis fiscaux comme le Luxembourg dont l’ancien premier ministre est actuellement le clown en chef de la commission européenne.
        Les banques françaises, allemandes et américaines profitent également de ces riches clients. Nous avons le même problème en France la lutte contre la fraude fiscale résoudrait une grande partie la dette française…mais pas touche on est entre gens du même monde. L’Europe c’est le bal des faux culs.
        La Grèce fait tomber les masques.
        Les états de tout temps on été endettés et cela n’a rien à voir avec la dette d’un ménage. Une banque centrale peut fabriquer la monnaie et les dettes peuvent être effacer par exemple la dette totale de l’Allemagne en 1953. Tout ceci est de plus en plus virtuel, sauf pour les peuples qui ont à supporter les crises organisées par les financiers.
        1,8 milliards d’euros de prêts européen à l’Ukraine, et Poutine qui doit rigoler en pensant à cette Europe de nullards qui pousse la Grèce vers lui…..

    • Certes, le système grec est totalement corrompu depuis des décennies et le système fiscal est à construire. C’est d’ailleurs ce que propose Syriza. Parce que ce sont les gouvernements précédents qui sont responsables de cette dette (cadeaux fiscaux), ainsi que les gvts européens.Lorsque la Grèce est entrée dans l’euro,le FMI lui même a dit que la Grèce n’était pas solvable et qu’il fallait « restructurer » 1 partie de sa dette.Qui s’y est opposé? la banque Goldman Sachs(Draghi), les banques françaises et allemande qui ne voulaient rien restructurer du tout, pour ne rien perdre.On a donc volontairement « maquillé » les comptes.Ensuite,les agences de notation ont fait flamber les taux d’intérêts.La Grèce s’est endettée pour les JO,pour les armes (principaux fournisseurs de ces 2 opérations:France et Allemagne.Pour les impôts,ils sont prélevés à la source (salariés et fonctionnaires). Le smic était à 750€ (boulot au noir pour vivre),pas de cadastre,donc pas d’impôt foncier, évasion fiscale maximale (libéraux,indépendants,armateurs ne paient pas d’impôt du tout !!)l’église a d’immenses territoires (pas d’impôt foncier) etc.C’est ce que veut modifier Tsipras. La dette grecque a triplé depuis l’intervention de la Troika. C’est un fait. A une époque (2010-2011) les taux sont montés à 12 et18%. C’était insurmontable. Je vous recommande l’excellent documentaire « puissante et incontrôlée la Troika » vous trouverez ça sur le Net . Un autre angle de vue très instructif. Et pas du tout irresponsable.

    • Malheureusement pour vous, ce qui est écrit dans ce très long article est exact. A titre d’exemples, il est parfaitement exact qu’une très grande majorité des Etats dont les Etats européens ne remboursent pas le capital qu’il empruntent « in fine ». Ils ne remboursent que les intérêts ,ce qui se voit très bien dans le budget que publie la France. Lorsqu’un emprunt arrive à échéance, l’Etat fait un nouvel emprunt pour rembourser le capital du précédent tout l’art étant d’obtenir un taux d’intérêt plus faible. Par ailleurs, si le montant de la dette augmente d’année en année en France, c’est que l’Etat fait des emprunts supplémentaires. Quand je dis Etat, il s’agit en fait des Administrations centrales, des collectivités territoriales et des organismes sociaux tels que la Sécurité Sociale, le tout constituant la dette publique, celle dont les contribuables paient les intérêts.
      Ce qui me gène dans cet article, c’est que tout est indiqué en pourcentage, alors qu’il serait aussi utile d’indiquer les montants financiers concernés, ce qui montrerait que le problème grec est très inférieur au problème français.

  35. Énorme merci pour votre contribution, face à la véritable désinformation ambiante visant à décrédibiliser un parti jeune, issu directement de la société civile, désireux de servir l’intérêt général en Grèce. Sa réussite mettrait à mal tous les partis traditionnels qui veulent persister à creuser l’écart à présent gigantesque entre le plus grand nombre et les super nantis.

  36. bravo et merci ! je suis surprise qu’aucune pétition de soutien au peuple grec ne circule ? en tant que citoyenne européenne je trouve qu’il serait bon de réclamer des comptes à nos élus députés européens responsables, il me semble, de cet état de fait

  37. Bravo pour votre travail et merci. Il faudrait qu’un maximum de gens le lisent!

  38. merci pour ce travail d’éducation populaire . il y a vraiment que ceux et celles qui ne veulent pas un minimum utiliser leur sens critique qui ne sauront pas. mais on sait que dans l’histoire ils sont légion à ne pas savoir . panem et circes
    comment diffuser désormais est la seule question?.

  39. Je me souviens, il y a quelques années, d’une séquence du parlement européen retransmise dur LCP montrant un coup de gueule de D. COHN BENDIT, protestant contre le fait que l’argent attibué à la Grèce par l’Europe, avait été employé à l’achat de deux sous marins nucléaires… ai-je rêvé? Est il possible de confirmer ce type d’info? Sont ils en train de rouiller dans un de ces ports que l’on espérait privatiser?…..

  40. Article très intéressant sur les problèmes de dettes des pays, mais je pense que les grecs comme les français s’ils veulent vraiment en finir avec les problèmes de la dette, il faut qu’ils sortent de l’euro monnaie austéritaire copiée sur le mark, et de cette Europe fédérale copiée sur les États-Unis
    Des partis politiques appellent d’ailleurs à sortir de l’euro et de cette Europe austéritaire, ils s’agit du M’PEP et du PRCF.

  41. Bravo pour cette remarquable démonstration des mensonges des pouvoirs politiques.

  42. Ping : Grèce : petit guide contre les bobards médiatiques (et politique) bobard 2… | au coin du comptoir

  43. Merci pour votre article qui me permet de mieux comprendre les effets désastreux du libéralisme de Bruxelles. J’ai découvert la notion de dette illégitime. Il faut vraiment très vite changer nos dirigeants. Je vois un espoir dans ce mouvement de la gauche écologique et social qui se lève, composé de citoyens et de militants venant du front de gauche, d’eelv et de Nouvelle donne.

    • … mais aussi une partie du PS, notamment le courant « Oser plus loin plus vite ».

  44. Ping : Grèce : petit guide contre les bobards médiatiques | Entre les lignes entre les mots

  45. Ping : Grèce : petit guide contre les bobards médiatiques (via CAC dette) | Ensemble! Montreuil

  46. Oui, bravo. Article long mais limpide dont on souhaiterait cependant un peu plus de références aux chiffres et données cités et qui correspond à notre vécu personnel ici dans une île (pauvreté, désastre des hôpitaux, chômage des jeunes, etc.). Sans compter l’immigration clandestine en provenance de la Turquie (Syriens et Erythréens en majorité).
    A quand le rétablissement en Europe de la démocratie, la vraie, ou le basculement inexorable dans le fascisme, primaire ou libéral ?
    Soutenir la Grèce et son nouveau gouvernement c’est aider l’Europe à modifier ses structures désastreusement inopérantes pour éviter le pire.

  47. Ping : Grèce : petits guide contre les bobards médiatiques (et politiques)… | au coin du comptoir

  48. Ping : Grèce : petits guide contre les bobards médiatiques (et politiques) bobard 1… | au coin du comptoir

  49. Bravo, ce document est clair et complet. A condition d’un minimum de connaissance en économie : difficile à partager avec tout le monde…