L'austérité n'est pas une fatalité : pour une nouvelle dynamique de mobilisation citoyenne !

Les marchés financiers ont accordé un répit précaire à la zone euro. Les taux d'intérêt sur les dettes publiques se sont détendus, même s'ils restent insupportables pour des pays comme le Portugal ou l'Espagne. Pourtant, les politiques d'austérité continuent d'étouffer les peuples et provoquent de terribles dégâts sociaux : la Grèce connaît même un risque d'effondrement sanitaire. Les vices de construction de l’euro n'ont pas été réparés, la recherche effrénée de compétitivité par la baisse des salaires et des dépenses enfonce la zone dans la dépression. A l’instar de ses voisins, le gouvernement français inscrit sa politique économique dans la stricte orthodoxie voulue par les marchés. La crise va continuer à  s’aggraver et le chômage à progresser.

Dans ce contexte, le Collectif pour l'audit citoyen de la dette publique estime urgent de relancer le débat sur les alternatives à l'austérité. Nous le ferons en poursuivant l’audit citoyen de la dette et en approfondissant notre démarche d'éducation populaire, en proposant le lancement de « Tribunaux des fauteurs de crise » au plan local et national, en mobilisant largement pour la préparation de l'Altersommet que les mouvements sociaux européens organisent à Athènes début juin 2013.

1. Des marchés temporairement rassurés, mais une crise qui s'aggrave

Début 2013, les gouvernements et les instances européennes s'auto-congratulent. L’orage qui secoue la zone euro depuis trois ans semble s’être éloigné. La politique de la Banque centrale européenne a calmé le jeu : elle a inondé les banques européennes de liquidités à très bon marché et annoncé qu'elle achèterait « sans limites » sur le marché secondaire les obligations des États en difficulté à condition qu'ils appliquent une austérité sans failles.

La zone euro est-elle pour autant tirée d'affaires ? Certainement pas, car aucun réel remède n'a été apporté à ses failles essentielles. Ouverte aux mouvements de marchandises et de capitaux provenant du monde entier, elle est soumise à une intense pression commerciale et spéculative ainsi qu’à des chocs majeurs comme celui de 2008. En son sein, elle a organisé la concurrence fiscale, qui a entraîné la chute des recettes publiques et creusé les déficits. Elle a promu la compétition salariale et sociale vers le bas. Elle a interdit à sa Banque centrale de financer ses déficits, laissant ainsi les spéculateurs jouer avec les dettes publiques. L’Union européenne a maintenu son budget au niveau très faible de 1% de son PIB, s’interdisant ainsi toute politique de développement et de solidarité. En se fondant sur les seuls critères financiers, les pays de la zone euro ont échoué à faire converger leurs trajectoires économiques. La démocratie a été marginalisée au nom de l’efficience des marchés.

Aucune de ces failles n’a été comblée par les récentes réformes de la gouvernance de la zone euro. La taxation sur les transactions financières est annoncée par onze pays de la zone euro pour 2014, mais son ambition régulatrice demeure très incertaine. La spéculation mondiale sur les produits dérivés s'est encore renforcée depuis 2008, et les marchés financiers connaissent actuellement une nouvelle bulle. L’Union bancaire européenne prévue pour 2014 et la possibilité de recapitalisation directe des banques par les instances européennes n’éloignent aucunement les facteurs d'instabilité financière toujours présents, voire aggravés. Le « Pacte de croissance » vide de contenu n’a servi qu’à justifier la ratification par la France du Pacte budgétaire.

Dans ce contexte, les gouvernements européens mènent de façon coordonnée des politiques d'austérité aux conséquences économiques et sociales désastreuses. Ils réduisent l'emploi public, coupent dans les dépenses de protection sociale et dérégulent les marchés du travail pour faciliter les affaires des grands groupes. Le chômage et la précarité s'envolent, affectant tout le salariat et plus particulièrement les femmes, les jeunes, les migrants. Les investissements indispensables aux services publics, au logement social et à la transition énergétique sont sacrifiés. Si les effets de ces politiques sont particulièrement dramatiques en Grèce, en Espagne et en Portugal, les mêmes tendances sont partout à l’œuvre avec pour conséquence une généralisation de la récession en Europe, l'Allemagne, présentée comme un parangon de vertu, étant désormais elle-aussi touchée.

Les dirigeants européens ne mènent pas ces politiques par erreur : ils ont choisi de mettre la crise à profit pour parachever en peu d'années le démantèlement du modèle social européen, jugé trop protecteur et insuffisamment compétitif dans la concurrence mondialisée. Ce faisant, ils mettent en danger la démocratie en Europe.

2. En France, des choix gouvernementaux décevants

La politique économique de François Hollande, après quelques mesures fiscales utiles prises en début de mandat, s'enlise aujourd'hui dans les ornières déjà creusées depuis trente ans. Au nom de la baisse du coût du travail, le « pacte de compétitivité » rajoute 20 milliards d’euros (coût du Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi) à une déjà très coûteuse politique d’exonérations de charges sociales (30 milliards d’euros) qui dope plus les dividendes que l’emploi. La hausse de la TVA, destinée à financer ces cadeaux fiscaux aux entreprises, va réduire le pouvoir d'achat des classes populaires. L'accord interprofessionnel sur la réforme du marché du travail, signé par des syndicats minoritaires, va faciliter les licenciements sans apporter de réels nouveaux droits. La réforme des banques, en cours de discussion au Parlement, risque de n'être qu'un faux-semblant. Les allocations familiales et les retraites sont mises au menu de nouvelles réformes régressives.

Le gouvernement se félicite d'avoir rassuré les milieux financiers. Il est vrai que la France bénéficie actuellement de taux d'intérêts historiquement bas sur les obligations d'État. Cette situation semble rendre moins aiguë la question de la charge de la dette publique. Mais ce répit est causé par l’afflux en Europe de capitaux anglo-saxons en quête de rendements à court terme: il n'est pas durable. En privilégiant les profits des entreprises, la flexibilité, la fiscalité indirecte, la baisse des dépenses publiques, le gouvernement français alimente la spirale de l’austérité compétitive qui organise la récession européenne. Les marchés financiers, instables et moutonniers comme d'habitude, peuvent inverser à tout moment leur lecture de la situation et recommencer à spéculer contre les maillons faibles de la zone euro, dont la France.

Au plan politique la déception des électeurs qui avaient voté pour un véritable changement pourrait nourrir une droite dure et une extrême-droite arrogante, comme dans d'autres pays européens.

Pour inverser la tendance, les mouvements sociaux et citoyens doivent d'urgence coordonner leurs efforts, au plan national et européen, pour construire leurs solidarités, proposer des alternatives et offrir des perspectives de luttes et de mobilisations conjointes. Le collectif d'audit citoyen peut apporter une importante contribution en ce sens.

3. L'urgence de réponses alternatives et de luttes convergentes : le rôle de l'audit citoyen

Le collectif national pour l’audit citoyen de la dette publique constitue aujourd'hui un cadre unitaire large et précieux, rassemblant une trentaine d'organisations syndicales et associatives soutenues par des partis politiques. Il s'appuie sur une centaine de collectifs unitaires locaux, dont la plupart était représentés à la réunion nationale du 12 janvier 2013. Le collectif national et les collectifs locaux ont mené depuis plus d'un an une intense activité d'éducation citoyenne autour des enjeux de la dette publique, avec la production d'un matériel militant et pédagogique abondant et de qualité, la tenue de centaines de réunions, la mise en chantier d'audits locaux des finances publiques, l'interpellation d'élus locaux et nationaux. La campagne contre la ratification du Pacte budgétaire a permis d'intensifier cette activité ; et la formation d’un réseau des initiatives d’audit citoyen (ICAN), qui se réunit les 16 et 17 février à la rencontre de Thessalonique a contribué à lui donner une dimension européenne.

La configuration retenue initialement par le collectif – organisations du mouvement social soutenues par des partis politiques – a été réaffirmée et se retrouve dans le processus d'Altersommet européen, lancé en novembre dernier à Florence par un large collectif d’organisations associatives et syndicales issues de 20 pays et soutenu par de nombreuses personnalités européennes. Dans de nombreux pays européens, des mouvements sociaux, des syndicats et des partis politiques participent à ce processus pour proposer une refondation des politiques européennes. Ces mouvements se mobiliseront le 8 mars, journée mondiale de luttes des femmes et à l’occasion sommet européen des chefs d’Etat à Bruxelles les 13 et 14 mars 2013. Ils se rencontreront à Tunis lors du Forum Social Mondial fin mars. Début juin un sommet européen alternatif se tiendra à Athènes, l’un des hauts lieux de la résistance populaire européenne.

Le collectif national et les collectifs locaux d'audit citoyen inscrivent leur action dans la durée, pour que les citoyens s'approprient les enjeux majeurs qui déterminent leur devenir, en s'affranchissant du chantage à la dette et à la compétitivité. Nous devrons mener notre action en partant du plan local, de l'éducation populaire, de l'action citoyenne ancrée dans les réalités, tout en tissant des liens avec les mobilisations nationales, européennes et internationales sans lesquelles le rapport des forces ne pourra être modifié.

Les priorités de notre action dans les mois à venir seront les suivantes :

* approfondir l’audit national et les audit locaux :

Nous réaffirmons la validité de notre démarche d'éducation citoyenne sur la dette, ses origines, sa légitimité, les alternatives à l'austérité aujourd'hui présentée comme seule politique possible.

– afin de contraindre les autorités publiques à répondre à nos questions sur la dette, le collectif va solliciter la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire et demandera à être associé à ses travaux ; parallèlement un groupe de travail national poursuivra l’expertise sur l’audit citoyen, en y incluant la dette sociale.

– les démarches d'audit local des collectivités et hôpitaux publics seront poursuivies et développées, avec en particulier des formations proposées aux militants locaux ; nous approfondirons l’analyse critique du financement local (gel des dotations publiques, réformes de la fiscalité locale dans le cadre des prochaines lois de décentralisation, traitement des dossiers de prêts toxiques).

* favoriser les résistances locales et nationales à l’austérité :

De nombreux collectifs sont engagés dans des actions concrètes pour informer sur la dette, dénoncer les politiques d’austérité, soutenir les luttes sociales partout en France. Un cadre commun de mobilisation sera développé pour coordonner l’action des collectifs autour de luttes et d’enjeux concrets : nous proposons la mise en place d'un processus de « Tribunal des fauteurs de crise » qui, sur des dossiers précis choisis localement et dans un format commun avec le maximum de partenaires, visera à identifier les responsables, à monter des enquêtes citoyennes, à mettre en débat des actions et des alternatives.

 * nourrir les solidarités européennes et l'Altersommet : 

Le collectif a dès son origine pris des initiatives en lien avec les enjeux européens et en solidarité avec les peuples d’Europe du sud frappé par les politiques d’austérité ordonnées par la Troïka. Il s’agit de poursuivre cette action en lien avec la dynamique européenne de l’Altersommet. Pour ancrer cette dynamique européenne dans les réalités locales, le Collectif national et les collectifs locaux organiseront des caravanes / une tournée de réunions publiques d’ici à juin avec des intervenants européens autour des thématiques portées par le mémorandum des peuples de l’Altersommet. Un événement national se tiendra à Paris les 25-26 mai pour affirmer la participation des mouvements français à la construction d'un mouvement social européen.

Nous allons favoriser les échanges décentralisés et les jumelages avec des mouvements sociaux concrets de résistance dans les pays européens, notamment d’Europe du Sud, sur les conséquences des plans d’austérité (santé, éducation, logement, protection sociale, services publics, fiscalité, femmes, jeunes, droits sociaux, migrations, fermetures d’entreprises,…).

Le 18 février 2013,
Le collectif pour un audit citoyen de la dette publique

Membres du collectif: Act Up-Paris, Agir ensemble contre le chômage (AC!), AITEC, Amis de la Terre, Attac, CADTM, CEDETIM, Collectif National pour les Droits des Femmes, Collectif Richesse, Confédération CGT, Convergence SP, Coopérative DHR, Economistes Atterrés, Emmaüs International, Fakir, Fédération Syndicale Unitaire, Finances CGT, Fondation Copernic, Indecosa-CGT, L’Appel des Appels, Les efFRONTé-e-s, Ligue des Droits de l’Homme, Marches Européennes, Marche Mondiale des Femmes France, Mouvement Utopia, Réseau Education Populaire, Résistance Sociale, SNESUP, Sud BPCE, Solidaires Finances Publiques, Union syndicale Solidaires.

En soutien : Alliance Ecologiste Indépendante, Alternatifs, Association Nationale des Élus Communistes et Républicains, Convergences et Alternative, Démocratie et socialisme, Europe Ecologie Les Verts, FASE, Gauche Anticapitaliste, Gauche Unitaire, M’PEP, NPA, Parti Communiste Français, PCOF, Parti de Gauche, Parti pour la décroissance

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46 réflexions au sujet de « L'austérité n'est pas une fatalité : pour une nouvelle dynamique de mobilisation citoyenne ! »

  1. Ping : La austeridad no es una fatalidad | Cayo Hueso

  2. Ping : Hollande, les 4 vérités | Les 7 du Québec

  3. Ping : Hollande, les 4 vérités | CentPapiers

  4. Ping : La austeridad no es una fatalidad | Crónica Popular

  5. Depuis mi 2008, début de la « soit disant » crise de la dette, les seules mesures mises en place pour réduire les déficits ont été l’austérité et la rigueur, en inondant les familles : d’impôts, de taxes et de cotisations de toute sorte …
    Force est de constater que ces mesures n’arrangent rien. Elles ont même tendance à aggraver la situation …
    Il est donc grand temps, en effet, de faire un point exact sur la situation « à date », et sur les mesures à mettre en place pour l’améliorer, en tenant compte, bien évidemment, des bonnes et des moins bonnes décisions qui ont été prises jusqu’à présent …
    Je pense néanmoins, comme cela a déjà été dit par d’autre, que demander ce point aux députés en place n’aura pas beaucoup d’effet, ayant eux même souvent été à l’origine des échecs précédents. Une commission d’experts indépendants et neutres serait à mon avis, bien + efficace.
    Mais c’est vrai que ça serait déjà un début … On ne peut pas laisser continuer le massacre social actuel ! C’est aussi un devoir de citoyen de tout faire pour éviter un « désastre annoncé » !

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  7. Ping : Déclaration commune du Collectif pour un audit citoyen de la dette publique : « L’austérité n’est pas une fatalité » | Groupe communiste et citoyen | Fontenay-sous-Bois

  8. Ping : Enfumés par le saumon | CentPapiers

  9. Ping : L’austérité n’est pas une fatalité : pour une nouvelle dynamique de mobilisation citoyenne ! | Entre les lignes entre les mots

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  11. Si déjà certaines dépenses inconsidérées et injustifiées étaient supprimées (par exemple au niveau des sénateurs et de leurs primes, salaires et avantages versés même en cas d’absentéisme et surtout n’inefficacité pour le pays) il y aurait plus d’argent à distribuer dans des domaines sociaux et/ou économiques afin de relancer les emplois et donc la consommation et de surplus l’économie d’un pays. Si les abus de pouvoirs et d’argents étaient épinglés et sanctionnés comme il se doit dans une cohérence et une logique citoyenne chaque pays s’en sortirait et plus à redouter l’avenir pour chacun d’entre nous. Alors arrêtons de se voiler la face sans agir. On se laisse plumer et devenir les esclaves des temps modernes…

  12. J’ai essayé d’expliquer ce que je ressens par rapport
    à la croissance forcenée dans les deux pages intitulées crocs…niques de mon site. Ce n’est pas de la pub, c’est que j’ai posé ma pierre et que je pense que ce que j’ai écrit est d’intérêt public… ou presque.
    site ephemeremargeride pages 1 et 2 en haut à gauche
    Pour cesser de vivre mieux dans un monde pire!

  13. Vraiment dommage que vous n’ayez pas demandé de participer à la commission comme vous l’annoncez. Se dire à disposition c’est pas pareil

  14. cela suffit ne laissons pas les traders nous gouverner reprenons le pouvoir donnons nous le moyen d’élire des représentants politiques qui nous respectent et nous représentent

  15. il faut faire une autre révolution et couper les têtes de toutes celles et de ceux qui oseront s’opposer à ce changement qui devient très urgent . Trop de misère, trop d’injustice, trop de sociaux démocrates pour qui le peuple a voté croyant qu’ils étaient socialistes ! Trop de riches et trop de riches qui vivent dans l’opulence : cela ne va plus . Le monde de la finance doit revenir sous l’égide de l’état et que celui-ci soit mis au compte de la nation. Il faut faire cette démonstration de changement et au plus vite. C’est de l’intérêt du plus grand nombre dont il s’agit, et cette minorité doit céder sous la pression populaire et pour une vie meilleure.

  16. Il me semble impossible de continuer dans un système qui nous emmène droit dans le mur!!! Il est de notre devoir de réagir!!!

  17. Bonjour et merci de nous permettre de nous exprimer !!!
    Je pense simplement que ,face à une Allemagne économiquement empirique, il nous serait bénéfique de sortir de la « zone Euro » tout en restant européens »,car je pense qu’un Euro fort ne peut que nous pénaliser
    Le royaume uni pourrait peut être nous « brieffer » !!!!!!!
    En bref ou est l’Europe.!?!?!?……
    Bien cordialement
    R Bodet

  18. Presque 10% du PIB qui ont été transférés en 15 ans de la rémunération des salaires à celle du capital, ça paraît surréaliste ! Et l’on veut maintenant nous appliquer la thérapeutique du Diafoirus de Molière : le malade s’affaiblit, des saignées – encore plus faible, des saignées, des saignées, des saignées !!!

  19. Très bien, merci de nous tenir au courant de l’avancée de vos démarches.
    Bien à vous.
    Michel Davin

  20. Depuis 33 ans(et +), ce sont des parlementaires qui ont, sans urgence, voté et empilé les endettements successifs… leur demander d’enquêter sur les résultats de leurs erreurs est « intéressant »… aurions nous affaire à des gentlemen ? des chevaliers ? J’ai des doutes. MD

  21. Bonjour, quand un politicien promet une chose et ne la tient pas il doit quitter son poste, et payer toutes les dépenses qu’il a occasionnées sur le dos des citoyens, tous les politiciens qui se font élire, sénateurs, députés devraient rendre des comptes aux citoyens et payer leurs erreurs et les fautes qu’ils commettent, et ne pas se donner ces faveurs…. cumuls d’emplois, salaires élevés, retraite à vie par rapport à un ouvrier qui a travaillé 40 ans de sa vie et reçoit une maigre retraite.
    Et se battre non pas pour aider des profiteurs, mais pour toutes les personnes qui ont travaillés des années dans la douleur et la souffrance et se battent pour s’en sortir.
    Les politiques devraient être aux services des citoyens, les aider, les protéger, et faire en sorte que chacun ait un toit et une vie décentes. C’est les enfants de la patrie qu’ils devraient s’occuper.
    Les politiques ne devraient pas avoir à gérer la justice et la police, ce devraient être des corps gérés par eux même les politiques ne doivent pas s’en servir contre les citoyens, pourquoi le citoyen ne pourrait-il pas s’en servir contre eux, quand ils commettent de fautes lourdes dont les citoyens en paient les frais !
    M. PULCINA

  22. Belle analyse mais après?… Une fois les peuples européens informés, mobilisés…, comment espérer que les instances européennes prennent en compte notre demande d’audit puisque ce sont elles qui ont mis en place le système, qui continuent à y croire, qui considèrent les malheurs que cela implique comme des accidents de la conjoncture, des dommages collatéraux inévitables. Les dernières déclarations du gouvernement Hollande montrent bien que le remède de l’austérité est perçu comme la seule voie possible, malgré l’expérience grecque prouvant son inéptie.
    Je propose un moyen de se faire entendre un peu plus spectaculaire que les gesticulations habituelles:
    Il existe au sein de l’Europe, un médiateur, un certain Nikoforos Diamandouros, chargé de recueillir les doléances de tout citoyen sur une mauvaise administration de l’Europe dont il pourrait se plaindre. Imaginons que tous les indignés, tous les militants, tous les opposants à la politique actuelle, tous les « accidentés de la conjoncture », envoient une lettre, un dossier, un colis de dossiers à ce monsieur. Imaginons que des tonnes de demandes, suppliques, réclamations arrivent dans les bureaux du médiateur! Il faudra bien qu’il fasse le tri de ces lettres, qu’il repère dans ce flot celles qui lui sont nécessaires. Imaginons que nous incitions les Espagnols, les Portugais, les Grecs, les Irlandais, les Chypriotes… à suivre le mouvement. La puissance du mouvement se mesurera rapidement en tonnes de papiers bloquant le système administratif et rendra la Commission européenne plus sensible à cette demande d’audit sur la dette! Je suis prêt à donner d’autres détails techniques sur ce mode d’action si vous le désirez, ce ne sont pas les idées pratiques qui me manquent pour réaliser ce genre de blocage de la machine à pressurer!…. Cela aurait en outre l’avantage de donner aux plus démunis, aux plus anonymes un mode d’action commode et ne coûtant pas plus qu’un timbre poste. Tout le monde ne peut se rendre à Tunis ou Athènes, tout le monde n’a pas l’outil internet, mais tout le monde peut écrire au médiateur s’il a quelques modèles de lettres, et motifs à se plaindre. Jean-François Aupetitgendre

    • « L’état des lieux » est on ne peut plus clair.. mais celà ne résout rien! Nos élus persistent, les mauvaises nouvelles pleuvent avec toujours les mêmes solutions de secours immuables prévues par nos gouvernants: en ligne de mire coupes franches sur La Protection Sociale Sécurité Sociale, Retraites, Indemnités Chomage, salaires..biens communs (eau, énergie..) et de production pillés. Les simples lambdas subissent de plein fouet , se débattent au jour le jour pour SURVIVRE..
      Dénoncer ok, changer le cours de cet « enfumage » demande ténacité, solidarité et idées neuves: le chemin sera long nous ne sommes pas en résistance.

    • Je suis d’accord avec Jean-François Aupetitgendre: des tonnes de courrier, si elles ne résolvent pas les problèmes, pourraient pour le moins indisposer et interpeler la Commission. L’avantage est que cela ne demande pas de longs déplacements, ni un investissement lourd et pourrait donc mobiliser beaucoup de personnes et les sensibiliser davantage pour une action collective.

  23. Tout a déjà été dit sur « LA DETTE », et la diète s’ensuit.
    Je suggère de s’asseoir dessus, c’est pas douloureux du tout. Le complément nécessaire est, bien sûr, de couper les créanciers en deux de leur vivant, au moins symboliquement pour ne pas choquer M Badinter.

  24. Il est criminel de comparer des taux horaires qui ne sont pas comparables sous des prétextes de soit disant compétitivités et de prendre des décisions de décentralisation en mettant des gens au chaumage . C’est de la malhonnêteté pure et simple .

  25. Avant tout: revoir la politique monétaire et sortir de l’euro car si on attend trop l’extrême droite va en profiter.
    Il faut arrêter de croire au grand soir où par miracle le peuple d’Europe se soulèvera. J’y ai cru, mais c’est terminé. Essayons de changer au niveau national et re-bâtissons de nouvelles coopérations sur de nouvelles bases.

    • NON! les gouvernements ne se trompent pas!
      Ils agissent dans le cadre du libéralisme dicté par les institutions financières et le capitalisme sauvage!

  26. oui à l’éducation citoyenne et éclairée sur le monde dans lequel nous vivons oui mille fois oui car quand j’ai mal je dois savoir pourquoi et ainsi comment y remédier merci à vous

  27. Faux, tout ce que vous annoncez n’est que de la parlotte, il faut supprimer les salaires indécents, les retraites injustes (Sénat etc.) les dépenses monstrueuses de l’État, et l’Euro qui nous l’avons vu nous a mis en situation désespérée. Supprimer les salaires énormes des députés européens et de la justice européenne. Egalement les salaires monstrueux genre PDG Renault.
    Il faudra malheureusement et certainement une bonne révolution, ce sera peut-être la seule solution pour réformer ce système pourri…

  28. Bravo pour cet audit!
    L’idée de « Tribunaux des fauteurs de crise » est excellente. Il faut chercher à donner le maximum d’audience à cette initiative et faire la publicité la plus large aux décisions de ces tribunaux.

  29. Le gouvernement français ne tient pas les promesses de campagne,et persiste à s’aligner sur la politique d’austérité et a faire payer les pauvres!!!!!